En ce mois de septembre, notre ami Alphonse Arias vous conseille, amis pêcheurs, pour choisir le bon cours d’eau.

 En plaine

 Dans les rivières de plaine, la croissance des truites matures – celles généralement âgées au moins de trois ans – est faible, voire nulle en été. C’est ce qui ressort des études faites par des scientifiques de renom. La cause en revient à la température de l’eau qui est trop élevée et au développement des gonades qui sont consommateurs d’énergie, contrariant l’activité alimentaire.

Ceci peut expliquer que les truitelles s’en donnent à cœur joie, n’étant pas en âge de se reproduire et subissant peu de concurrence de leurs aînées…

Il arrive parfois de penser que la rivière est vide de belles truites et j’entends souvent dire qu’il n’y a plus de truites de maille !

Que nenni, c’est tout simplement que les belles farios ne sont pas actives…

En moyenne et haute montagne

Contrairement aux rivières de plaine, les cours d’eau de moyenne et haute montagne connaissent des conditions rudes avec des températures basses en automne, hiver et printemps ce qui entraîne un métabolisme ralenti pendant cette période.

C’est donc l’été et la fin de saison qui sont mis à profit par les populations de truites pour être actives, avec des températures d’eau bien moins élevées qu’en plaine. En plus, si septembre est chaud, le pêcheur montagnard sera bien plus à l’aise pour pratiquer son loisir.

Bien sûr, en altitude, les truites sont certes plus petites, mais vous croiserez souvent des reines autochtones, d’une rare beauté. Il faudra les mériter, car plus capricieuses, très méfiantes, donc difficiles à approcher et à séduire !

Et, cerise sur le gâteau, vous pourrez boire jusqu’à la lie tout le charme bucolique et féerique des pics et des crêtes dominant majestueusement les eaux vives se fracassant contre les rochers et engendrant ainsi des myriades de perles d’eau et d’écumes d’argent…

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