Cet article était prévu à la publication avant le drame qui s’est déroulé ce samedi 28 août 2021. Il avait pour but de dénoncer le vécu des résidents du hameau de l’Aouach.

Malheureusement, tout le monde dans ce petit coin de paradis a partagé le drame d’une famille meurtrie. Elles-ils ont essayé de réguler le flux des véhicules descendants, acceptant les insultes, les moqueries et même les menaces de mort (Oui, oui, on en est là dans ce relationnel « humain »).

Espérons que ce dramatique accident fera réagir les responsables étatiques : le maire est désabusé car hors de ses prérogatives mais  a tenu à exprimer toute sa compassion avec les proches de la victime, les forces de gendarmerie qui ne veulent pas envenimer la situation en verbalisant tous les véhicules en stationnement interdit, le conseil départemental puisque c’est une route départementale, les voies navigables de France qui sont absentes car se disant non concernées.

Bref, personne n’est impliqué ! Sauf quand il faut faire venir les secours et ce ne fut pas simple !

En souhaitant que ce drame horrible fasse réagir celles et ceux qui en auront le pouvoir et la volonté.

« Oh! combien il est difficile de vivre dans un lieu retiré qui devrait être paradisiaque, tranquille et accueillant ! Mais c’est ignorer la chasse aux lieux sympas de la part de citadins brimés car privés d’espaces de détente non payants. Et les résidents du hameau de l’Aouach en souffrent dès qu’il fait beau. Un rayon de soleil, quelques degrés en plus et voilà des dizaines et des dizaines de voitures qui envahissent la route entre le hameau et les bords de Garonne, des deux côtés même si le marquage au sol l’interdit. Ce qui laisse peu de place pour la circulation.

Les weekends, ce sont plus de cent voitures présentes, avec barbecues malgré l’interdiction par arrêté municipal en date du 12 juillet 2018 et sono à fond !

Le 13 juin, la température et l’agressivité ont atteint un pic puisque de vifs échanges ont eu lieu entre les conducteurs de deux véhicules bloqués face à face et ,ou aucun des deux, ne voulait accepter de reculer pour débloquer la situation !  Ils ont failli en venir aux mains.

Dans la semaine précédant le 15 août, un autobus a voulu descendre pour amener des enfants du centre aéré. Par le fait des voitures stationnées partout, il a fallu qu’il remonte, avec ses passagers, en marche arrière sur plus d’un kilomètre pour pouvoir faire demi-tour en haut après Soulentis. Cela lui a pris plus d’une heure ! ! !

Dans la nuit du 21 au 22, une femme a, semble-t-il, subi une agression puisqu’elle appelait au secours dans le hameau. Des habitants sont sortis et une voiture a pris la fuite. Cette fois-ci, la gendarmerie a envoyé deux véhicules.

Le propriétaire de Ribonnet, Christian Gerber, a fait la proposition au maire du Fauga de mettre à disposition deux de ses parcelles afin de structurer une zone de stationnement avec un accès avant la chapelle, pour réduire la circulation dangereuse dans le hameau. Il attend la réponse du maire.

Les résidents ont fait des courriers au maire, au conseil départemental, à la sous-préfecture, tous restés sans réponse, et à la présidente de la Région, qui a répondu et qui a envoyé un courrier à la sous-préfète. En espérant que des solutions seront trouvées avant un incident grave ! »