Soirée « PAS de FESTIVAL » au théâtre de Barrat d’Arbas – Renaissance!

Soirée « PAS de FESTIVAL » à Barrat d’Arbas vendredi 30 juillet – Renaissance !

Après le premier festival des voisins en 2009, appelé alors « Festival des voisins – année zéro », cette année si étrange de 2021 après J-C, ce furent des retrouvailles  de voisins de voisins, marquée cette fois encore par la qualité du spectacle dans le fil du concept : « Notre prochain, ce n’est pas notre voisin, c’est le voisin du voisin ».

Un peu moins d’une cinquantaine  de personnes ont pu découvrir la nouvelle installation du théâtre de Barrat dans une ambiance agréablement baroque, une décoration faite de réutilisation, d’éléments de mobilier désuets retrouvant une légitimité, celle de la dignité de l’objet artisanal conçu pour durer plutôt que la dérision du déchet, le tout dans un agencement original, un éclectisme d’un goût excellent, une sorte de collapsologie artistique post-effondrement. Ce fut une belle renaissance du lieu avec la soirée « Pas de Festival ».

Deux comédiennes et deux comédiens ont incarné pour nous ce soir là le rôle d’acteurs qui dormaient depuis des lustres dans un théâtre, une adaptation du « Théâtrogammes »  de Gérard Chevrolet. Les acteurs semblent se réveiller, retrouvant des bribes de textes à déclamer, des ingrédients de recettes de théâtreux,  avec une sorte de théâtre dans le théâtre, prenant à parti le public. L’alchimie s’est produite, pas un moment de décrochage. Le lien avec le public est tenu dans chaque scénette jusqu’au bout du jeu des acteurs.

La partie concert en deuxième partie avec le groupe Hedgehog, (Hérisson), fut la cerise sur le gâteau.

Elie, Gaby et Roméo jouent et accompagnent des textes chantés avec deux guitares et un cajon  (percussion). Les chansons sont inscrites efficacement dans un procédé musical récurant, morceaux après morceaux au service du rythme des mots. La fusion dans l’interprétation de ces trois musiciens est saisissante malgré leur jeune âge « Nous jouons ensemble depuis la cinquième !». L’adhésion du public fut perceptible dès l’envoi des premiers couplets. L’expression est tonique, exaltée, engagée comme dans une forme de militance presque poétique sur le thème de l’inégalité des sexes. On pouvait s’interroger au travers des mots s’il s’agissait de s’affranchir de la tyrannie des sens ou d’y avoir recours  en termes de moteur de créativité. Il y a quelque chose de la force insurrectionnelle de l’amour fou dans cette énergie déployée au long du concert. L’évocation de « la Tour Montparnasse qui mange le ciel » donne du sens dans nos temps de fin ou de début de l’histoire. Le parti prix des maquillages, rouge à lèvre, ongles peints, coiffures et vestimentaires ostensiblement androgynes font partie du propos, de l’engagement comme voulant sortir du genre vécu comme un enfermement . David Bovvie, le chanteur Renault, le groupe The Doors et Serge Gainsbourg, Jim Morrison, J.Prévert, etc, ont nourri sans le savoir leur imaginaire musical, intégré dans une touche bien actuelle de nos temps étranges ; un style prenant, époustouflant, dérangeant !

 

Association Voisins-Voisinnes

Place du Biasc – 31160 Arbas

Tel : 09 66 80 71 08 / 06 18 03 40 80

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