Lucille, 16 ans et son petit frère Nathan12 ans, livrent à Petite République leur vécu de la pandémie.

Dans la famille Feydy, il y a la maman, Évelyne, le papa Daniel et les deux enfants Lucille et Nathan. Tous les quatre sont des sportifs, que ce soit en trail ou en vélo.

Lucille

Lucille est en seconde au lycée général de Luchon et interne. Un choix qui lui appartient. Elle a pris l’option montagne. Elle se dirige vers une profession paramédicale : ostéopathe ou kiné.

« En 2020, j’étais au collège Bertrand Laralde. J’ai assez bien vécu cette année », lâche Lucille. « Par contre, la vie sociale me manquait. Et puis il a fallu s’adapter aux devoirs par Internet. C’était compliqué au début. » Et pour cette sportive, plus moyen de courir avec papa durant le premier confinement : un kilomètre autour de la maison…

« Je n’ai pas vraiment eu conscience du covid lors du premier confinement. Je me disais, la Chine, c’est loin. Et puis, cela ne va pas durer longtemps. »

Avec le couvre-feu arrivé en octobre, les randonnées elles aussi étaient compliquées. « J’avais quand même une dérogation pour rentrer à Montréjeau en bus. »

Cette année de seconde s’est passée en présentiel jusqu’au troisième trimestre. A présent, elle va une semaine sur deux à Luchon. « Ce n’est pas très facile. La moyenne de la classe a baissé. Mais je n’ai pas décroché comme d’autres », ce que confirme sa maman.

« J’ai hâte de prendre l’air ailleurs, de voir des amis. J’espère qu’à la fin de l’été la pandémie sera terminée. Je souhaite que tout le monde se fasse vacciner pour enfin retrouver la vie d’avant. »

Nathan

Nathan est en sixième CHAM (Classes à horaires aménagés musique), à Didier Daurat à Saint-Gaudens. Il est externe. C’est un garçon calme qui se dirige vers une carrière artistique ou musicale (batterie). Pour lui, c’est la vie sociale qui lui manque le plus. Il pratique le vélo et débute l’escalade au collège.

Comme sa sœur, il n’a jamais décroché. « J’ai toujours travaillé. J’ai hâte de pouvoir retourner au cinéma, faire des sorties culturelles. »

Pour Lucille et Nathan, ce qui leur manque par-dessus tout, ce sont les voyages.