L’association « Du côté des Femmes » a tenu son assemblée générale.

Par cause de pandémie, il a fallu la mener en visio-conférence, comme de nombreuses autres structures. Le moins qu’il ressorte du bilan moral est que l’année 2020 a été difficile.

Des moyens organisationnels ont été mis en place pour transformer les modes de fonctionnement de l’association afin d’accueillir les femmes dans un contexte d’augmentation des sollicitations à hauteur de 50%.

De plus, il a fallu prendre les décisions suivantes :

  • Annulation des accueils physiques entre Mars et Juin avec reprise partielle sur rendez-vous à partir de Juillet ;
  • Augmentation importante des accueils et suivis par téléphone ;
  • Mise en place d’entretiens et de temps d’échange collectif avec les femmes en visio‐conférence ;
  • Annulation de la majorité des actions collectives et du temps de convivialité prévus.
  • Pour ce qui est de l’hébergement, il y a eu une diminution du nombre de personnes hébergées par rapport à 2019, pas de nouvelles entrées pendant la crise sanitaire ;
  • Mise à disposition de kits sanitaires aux femmes hébergées (gel, masques, procédures d’hygiène) ;
  • Maintien du lien avec les femmes hébergées pendant les périodes de confinements.

Pour ce qui est des chiffres: Ce sont 396 femmes qui ont fait appel à « DCDF ». L’analyse fait apparaitre 282 victimes de violences (dont 208 nouvelles). 225 étaient victimes de violences conjugales dont 160 nouvelles !

Au total, 922 entretiens ont été réalisés sur l’année (+46% par rapport à 2019).

Sur le plan financier: Avec des recettes à 218000 € et des charges de 228000 €, l’exploitation 2020 présente un déficit d’un montant de 9832 euros. On constate ainsi que le total de subventions 2020 correspond au montant des financements courants que l’Etat et les collectivités avaient octroyé en 2018.

Le montant des prestations de formation vendues a beaucoup diminué en étant de 2K€ (près de 6K€ en 2019), puisque la plupart des demandes de formation en présentiel a été reportée, voir annulée.

Le déficit constaté en 2020, malgré une forte implication des salariées, montre la fragilité de l’association, qui souhaite d’ici la fin juin l’organisation d’une rencontre permettant un tour de table avec les principaux financeurs.