Cette année, le Racing XIII saint-Gaudinois se débat dans une conjoncture qui ne lui est pas toujours favorable. A un esprit de jeu exemplaire, à la meilleure volonté du monde sont survenues moult déconvenues, des erreurs de gestion du jeu, des décisions arbitrales regrettables, des sanctions sévères. Aujourd’hui classés dixièmes, derniers de la poule élite 1, les Ours ne sont assurément pas à leur niveau de qualité de jeu. Rabroués, pénalisés, bafoués, ils peinent à relever la tête. Cette semaine, les bonnes nouvelles se sont enfin enchaînées. Le ciel enfin en aide prendra-t-il la couleur de leurs maillots ? Après la belle victoire à Palau, l’entraîneur Julien Gérin a tenu à intervenir.

« En attendant que mon thé refroidisse…., précise-t-il, quelque peu railleur en faisant allusion aux propos condescendants, aux diatribes tenues à son endroit dans la presse interposée par son homologue lézignanais Aurélien Cologni, je savoure pleinement cette victoire de notre équipe. Elle est allée la chercher avec toutes les valeurs d’honnêteté et de courage qui animent depuis toujours notre club et toutes les personnes qui le constituent, joueurs et dirigeants. Cette victoire à Palau ponctue une bonne semaine. J’en profite pour revenir sur la sanction prononcée après notre victoire contre Toulouse le 7 février. Nous avons été privés de ce probant résultat à un moment où nous avions encore toutes nos chances de qualification. Notre victoire a été transformée en défaite et depuis, moralement, nous avons beaucoup de mal à nous relever. Mes propos, vous l’aurez compris, font suite aux malversations commises par les dirigeants du TO. Je tiens à souligner que toutes les personnes qui ont alors été incriminées lors de la réclamation du TO ont été blanchies cette semaine par la commission supérieure d’appel. Elles ont donc été lavées de toutes les accusations portées. Certaines ont pu participer à ce match.  Idem pour l’entraîneur de Palau également blanchi des accusations de Toulouse Broncos. Leur réhabilitation a permis à Palau de retrouver du rugby à XIII. Et on y réussit un grand match. Pourtant, il manquait quatre joueurs importants dans notre équipe, blessés ou suspendus. Nous composons à Saint-Gaudens avec un effectif limité, surtout si on le compare aux équipes du haut de tableau qui disposent de budgets deux à trois fois plus importants. Nous étions privés de notre capitaine, Cyril Moliner, qui a seul  écopé d’un carton rouge lors de la bagarre générale déclenchée par les joueurs de Lézignan la semaine dernière. Les joueurs lézignanais responsables de ce pugilat ont finalement été, à postériori, sanctionnés plus sévèrement que Cyril. Trois matchs de suspension pour eux… C’est en commentant à chaud la partie que je remettais en cause l’arbitrage de cette rencontre. Aujourd’hui, plus encore. Je reviens aussi sur les propos acerbes de l’entraîneur de Lézignan. Pour reprendre ses propres paroles, je l’invite donc aussi à chercher ailleurs que dans ma déclaration et dans les agissements de mes joueurs les raisons de son éviction du poste de sélectionneur de l’équipe de France. Il est amer. C’est avec des déclarations de ce genre qu’il conforte les choix opérés. Mon équipe et notre club se battent tous les jours avec les valeurs propres à notre sport. Cela s’est encore démontré en allant gagner à Palau malgré toutes les difficultés rencontrées. Mon thé étant glacé, c’est maintenant que je vais le savourer…. »

Trêve de polémiques. Sur le terrain et au calendrier, les Ours n’ont pas bénéficié cette année de circonstances favorables. Il est louable que justice leur soit accordée et rendue, même après que le mal, leur saison gâchée, soit fait. Tout cela n’est qu’un jeu. Profitons pleinement des dernières journées.