En milieu de matinée, ce mercredi 28 mars, Elisabeth Toutut-Picard, députée de la circonscription, s’est rendue sur le domaine de Cadellac, propriété de Bertrand Henri, située sur la commune de Lavelanet de Comminges.

Accompagnée de Karine Brun, son  attachée parlementaire, maire de la commune voisine de Lafitte-Vigordane et en présence de Jean Chalduc, maire de la commune de Lavelanet de Comminges accompagné de Jacques Baril, conseiller municipal, Antoine Bernardin, viticulteur à Longages et Guy Méric, viticulteur-arboriculteur de saint Elix le Château,  a été fait un tour d’horizon des dégâts occasionnés par la période de gel de la semaine dernière.

Madame la députée a écouté avec attention les propos des producteurs locaux.

Il s’avère que les vignobles et vergers du secteur ont été particulièrement impactés par ces journées de gel successives. Malgré tous les dispositifs mis en place (feu de paille et de foin, pulvérisation d’eau sur les fruitiers) certaines parcelles sont touchées à 100%, d’autres moins impactées laissent toutefois un doute sur  la récolte à venir. Mais comme nous l’expliquaient les professionnels viticulteurs, il faudra,  sur certaines variétés et parcelles au minimum 2 ans pour retrouver une production normale si toutefois la grêle ou d’autres phénomènes atmosphériques ne viennent pas perturber la maturation des vignobles et vergers.

Un point sur les assurances :

Le sujet des assurances a été abordé. Il faut savoir que le gel et la grêle ne sont pas considérés comme des catastrophes naturelles.  Il est donc souhaitable que les producteurs soient assurés. Or les cotisations sont bien trop onéreuses : Exemple pour une propriété vinicole de 20 hectares, il faut compter environ 16000€ par an d’assurance avec des franchises importantes. Il devient impossible de financer de telles primes d’assurances pour ces exploitations de secteurs géographiques  qui ne sont  pas en site classé AOP et qui , par là même, ne bénéficient, par groupement de producteurs, de primes plus avantageuses.

Moyens de protection des cultures:

Il existe bien des moyens comme les « chaufferettes »pour protéger les cultures mais là aussi, le coût d’investissement est trop élevé. (Il faut compter 300 chaufferettes à l’hectare à 10€ la chaufferette).

Les producteurs présents déplorent une perte d’exploitation immédiate mais également la perte de fond sur plusieurs années, car la régénérescence de la vigne et sa productivité se fait sur le long terme.

Intervention:

Elisabeth Toutut-Picard a demandé aux producteurs locaux de lui faire rapidement parvenir  des éléments concrets  pour monter un dossier solide qu’elle défendra auprès du ministre de l’agriculture, Julien de Normandie. Une urgence primordiale  afin que l’enveloppe allouée par l’Etat ne revienne pas exclusivement aux terroirs réputés  tels que le Bordelais, l’Aude, l’Hérault,  la Bourgogne…