Ce sont des salariés mécontents envers leur direction qui ont débrayé de leur travail ce matin à l’usine Clanet à Carbonne et ont organisé une assemblée générale. La presse n’ayant pas été autorisée à pénétrer à l’intérieur de l’enceinte, ce sont les salariés motivés qui en sont sortis pour pouvoir exprimer leur impatience devant l’attitude de la direction qui, selon leur propos, ne prend pas en compte des demandes maintes fois exprimées. Une colère exacerbée par le fait que lors du débriefing de l’enquête me@Saint-Gobain, les salariés de l’usine ont été choqués d’entendre la direction dire que « l’herbe était plus verte ailleurs. »

Les revendications sont d’ordre salariales et sociales.

« Notre salaire est trop faible, peu ou pas revalorisé et il n’est pas à la hauteur de la qualité du travail fourni et de notre polyvalence de plus en plus importante. L’enveloppe globale est insuffisante et celle des augmentations individuelles ne touche qu’une petite partie du personnel (à la « tête du client ») et de nombreux salariés sont oubliés des années durant. Cela ne nous satisfait pas. Enfin les écarts et inégalités de salaire pour un même travail sont incompréhensibles. » pour ne citer que les essentielles.

Suite à ce rassemblement, les salariés de l’usine Point P de Carbonne (ex Clanet) ont à nouveau exprimé leurs revendications et notamment une demande de revalorisation salariale générale de 10 %. Ils ont aussi dit qu’ils voulaient plus de justice et d’égalité salariale et que leur action de ce jour n’engendre aucune discrimination. Les salariés restent déterminés et envisagent d’autres actions si les négociations n’aboutissent pas à des avancées significatives.

Une réunion collective qui semble se dessiner

En notre présence la déléguée syndicale CGT a appelé la direction en la personne de Monsieur Elyas Nyazi directeur des ressources humaines qui se trouve à Béziers. Il s’est engagé par téléphone a organisé une réunion collective du personnel avec des délégués syndicaux le mercredi 21 avril 2021. Les salariés exigent que cette réunion collective débute à 13h et se tienne avant la réception de ceux qui souhaitent être reçu individuellement. Méfiants, ils demandent que la direction confirme impérativement et rapidement par écrit la tenue de cette réunion collective du 21 avril à partir de 13h et en présence des délégués syndicaux.

Avons contacté monsieur Nyazi. Ce directeur des ressources humaines n’a pas souhaité commenté à la presse une problématique qui relève d’une communication interne”

Un conflit qui dure depuis de nombreux mois et qui a fait dire à un des salariés présents : « On nous prend pour des jambons »

Affaire à suivre…