En juillet 2020, la nouvelle avait provoqué l’écœurement des parents, des élèves et des enseignants de l’école élémentaire de Carbonne. 13 ordinateurs, 1 rétroprojecteur et du matériel divers avaient disparu et ce sans la moindre trace effraction. Quelles étaient les personnes sans scrupule qui avaient pu commettre un tel méfait ?

L’enquête était confiée aux enquêteurs de la communauté de brigades de gendarmerie du Volvestre sous la direction attentive du Procureur de la République de Toulouse. La recherche du renseignement tous azimuts qui avait été effectuée avec minutie n’avait donné aucun résultat.

Les gendarmes de cette unité spécialement formés à la police technique et aux investigations effectuaient des prélèvements ADN qui étaient adressés au laboratoire spécialisé.

Quelques mois plus tard, ces traces allaient parler en identifiant deux profils génétiques différents, celui d’un homme et d’une femme. Ces deux personnes sans domicile fixe ou connu étaient dans la nature et tous les efforts, à la demande du parquet, étaient concentrés sur leur localisation. Aperçus dans le Muretain et la région toulousaine, les deux délinquants finissaient, après des investigations poussées, par être repérés et interpellés. Ils étaient mis en garde à vue dans les locaux de la brigade de Carbonne le 29 mars 2021. 8 mois de travail et de persévérance qui ont fini par payer.

À l’issue de leurs auditions, ils étaient déférés au tribunal de grande instance de Toulouse dans le cadre d’une comparution immédiate. L’homme âgé de 23 ans et connu des services de police et gendarmerie était condamné à 8 mois de prison avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve et sa compagne âgée de 22 ans à des travaux d’intérêt général, son implication dans les faits ayant été de moindre mesure. Les deux délinquants sont sortis libre de l’audience. Le butin n’a pu être récupéré et l’on peut s’interroger du fait de comment deux SDF ont pu écouler 13 ordinateurs, 1 rétroprojecteur pour ne parler que de l’essentiel ?