Le sourire retrouvé

Les Ours ont retrouvé le sourire. Leur prestation dimanche contre les Dragons Catalans leur a redonné du baume au cœur. Et l’ambiance était au beau fixe dans leurs rangs, lors de la troisième mi-temps. Les bras tendus, l’air rieur, le visage rayonnant, à l’heure de commenter à chaud les péripéties de la partie, la satisfaction d’avoir retrouvé le plaisir de jouer était parfaitement perceptible. Derniers du championnat, les Saint-Gaudinois ont multiplié les déboires cette année, par manque de mental, sans doute. Dimanche, face aux seconds du championnat, ils avaient à cœur de démontrer à la planète XIII qu’ils ne sont assurément pas à leur place. Certes, ils se sont écroulés dans un bras de fer tendu qu’ils ont maîtrisé une heure durant, la faute encore à quelques erreurs. La bascule a plongé une nouvelle fois du mauvais côté. Mais les adversaires étaient eux aussi à bout du rouleau, il s’en est fallu d’un poil d’Ours pour que l’exploit requiert une lettre majuscule.

L’honneur sans le profit, c’est certes dommage et frustrant. Julien Gérin revisualisait 24 heures plus tard la vidéo du match et sa conclusion rejoint l’avis général. « On a vraiment été bons pendant 65 minutes puis on s’écroule. On a fait quelques erreurs. C’était eux ou nous. Mais on a retrouvé notre qualité de jeu, notre envie, notre solidarité. On va se battre encore pour ne pas terminer derniers du classement, on n’est pas à notre place….. Et on est déterminé à ne pas y rester. On va continuer cette semaine à travailler dans ce sens, on a un rendez-vous important dimanche prochain» Guerriers, les Ours ont affiché un état d’esprit combattif et une volonté qui ont fait trembler leurs adversaires. Parions qu’ainsi disposés, s’ils parviennent aussi et enfin à se débarrasser de leurs chats noirs, ils auront capacité à se surpasser encore et à surprendre. Le déplacement samedi à Palau del Vidre, contre un adversaire direct, pourrait bien sortir le Racing d’une spirale infernale. Pour disposer enfin de dieux du rugby favorables dans l’adversité, gagner le prochain rendez-vous reste un ordre premier. Se requinquer. Et, à défaut de prospérité dans le championnat, la coupe pourra alors aussi pardonner et récompenser.