Basée à Rieux Volvestre, cette Epicerie Solidaire a pour but d’aider les personnes et familles en situation de précarité temporaire. Avec la crise sanitaire et économique que nous traversons, nous sommes allés à la rencontre de ses responsables.

Nous avons rencontré Joëlle Claustre, responsable de l’Epicerie, et Bernard Aubert, président de l’association, afin de savoir comment est vécue, cette période particulière qui dure depuis maintenant un an.

Donnez –nous quelques nouvelles de votre activité ? 

La crise n’a pas interrompu notre activité, bien au contraire. Les besoins de personnes en précarité est de plus en plus important.

Combien de familles recevez-vous ? 

Plus de cent familles. Ce que nous pouvons dire c’est qu’avec cette pandémie le nombre de demandes a augmenté d’environ 30%.  Nous espérons nous tromper, mais nous pensons que malheureusement, nous n’avons pas encore atteins le pic de la casse sociale qui s’annonce et qui inéluctablement verra croire notre activité.

Et les nouvelles demandes d’aide, nous voyons des personnes qui, jusque-là, n’étaient pas concernées par l’Epicerie Solidaire.

Qu’envisagez-vous de faire pour remédier à cette demande croissante ? 

En plus de nos approvisionnements habituels, nous projetons de pouvoir réaliser notre propre collecte alimentaire à partir de mars. Nous attendons l’accord de nos partenaires. En souhaitant une fois encore la générosité de la population.

Y-a-t-il des nouveautés dans l’organisation de l’Epicerie ? 

Tout d’abord, Joëlle Claustre, qui reste responsable de l’Epicerie, devient en plus conseillère auprès des bénéficiaires.

Nous avons réagencé une partie des locaux, avec un espace stockage des produits frais et congelés, un espace ateliers-salle de réunion-bibliothèque. Certains ateliers sont maintenus, dans le respect des normes barrières : la couture et l’apprentissage du français.

Pour l’informatique, nous espérons reprendre dans les semaines à venir et créer un point internet en libre-service pour nos bénéficiaires.

Nous poursuivons nos partenariats avec le CCAS de Carbonne et la Mission Locale Jeunes, mais aussi avec la Croix Rouge locale. Nous accueillons les bénéficiaires porteurs de bons du CCAS et de la Croix Rouge.

Pour faire fonctionner une telle « entreprise » il faut du monde ? 

Effectivement, notre équipe de bénévoles ne cesse de s’accroitre. Et au cours des derniers mois c’est près d’une dizaine de volontaires très motivé.e.s qui nous ont rejoints. Un grand merci donc à nos salarié.e.s et aux bénévoles.