Phil Marso, écrivain indépendant et instigateur de ce rendez-vous citoyen depuis le 6 février 2001 propose trois jours de réflexion sur le “Mobilou”, outil technologique qui a changé le comportement humain dans sa manière de communiquer.

En 2003, une association écologiste a tenté de récupérer ce rendez-vous citoyen, preuve de l’intérêt croissant de l’initiative qui pouvait paraître fantaisiste au départ.

Depuis 2004, cette journée se déroule sur trois jours, les 6, 7 et 8 février. Certainement pour se donner le temps de décrocher. Nous parlerons donc désormais des journées mondiales sans téléphone.

Un peu d’histoire

Le 6 février est la date symbolique de cette journée car c’est la Saint Gaston ! Rappelez-vous ce couplet de Nino Ferrer : “Gaston y’a l’téléfon qui son, Et y’a jamais person qui y répond”.

Le mode d’emploi initial de la journée mondiale était radical : ne pas utiliser son téléphone portable le 6 février pour savoir quelle relation on entretient avec son appareil. A l’époque le téléphone était encore un compagnon relativement peu envahissant, il se contentait de téléphoner. Mais cela c’était avant !

Et apparurent les premiers smartphones…

La prolifération des téléphones “intelligents” a considérablement changé la donne et les nouvelles générations d’appareils remplissent de multiples tâches. Il serait dès lors inadapté de demander à tout un chacun de ne plus utiliser du tout son smartphone.

Mais, se poser la question de la relation que l’on entretient avec son matériel est toujours bénéfique. Dis-moi tes addictions, je te dirai qui tu es !

Téléphonie et écologie

Chaque année, la journée sans smartphone propose un thème de réflexion. Pour cette année 2021, le thème abordé est la surabondance des applications dans notre vie quotidienne qu’on utilise à travers le smartphone. Le slogan : Les applis : autonomie humaine déprogrammée ?

Un site à visiter : www.mobilou.info

Crédit photo : https://carrefour-education.qc.ca/guides_thematiques/journee_mondiale_sans_telephone_portable_6_au_8_fevrier