Figure du village, Marcel Esteban s’en est allé, victime du covid, le 21 janvier. Ci-dessous, un hommage de ses amis randonneurs.

« Marcel,

Toi, l’amoureux de la nature, le passionné l’organisateur, le randonneur, le bon vivant, après une vie de labeur bien remplie, tu as cherché à t’évader, à savourer bien des plaisirs, à goûter avec délice et enthousiasme des moments de partage, des moments d’évasion.

Toi, l’amoureux de la nature, tu as mieux que cultivé, tu as choyé ton jardin avec amour, tu as fleuri ses abords et fleuri ta maison.

Toi le passionné, quel que soit le sujet, tu restais concentré, déterminé pour mener à bien tous tes projets jusque dans le moindre détail.

Ta soif de liberté a guidé tes pas sur des routes où la générosité rayonnait.

Tu nous as procuré de la joie, de la chaleur avec beaucoup de simplicité, toujours dans un esprit de camaraderie.

Toi, l’organisateur, tu as sans relâche préparé et organisé des moments de convivialité, tu t’es démené chaque fois que tu pouvais réunir tes amis, tes collègues, tes compagnons de clubs autour d’un apéritif, d’une galette des rois, d’une grillade ou toute autre occasion.

Du temps où la Cordée était une association soucieuse de faire cohabiter dans un esprit de fête les randonneurs chevronnés, les marcheurs plus modestes ou les simples adhérents, tu étais l’un des principaux animateurs, l’un des principaux boute-en-train. Nous savons combien tu as souffert à la fin de cette aventure.

Toi le randonneur, tu as découvert la montagne sur le tard, tu l’as aimée et tu ne l’as plus lâchée.  Tu as foulé avec bonheur et entrain des sentiers par dizaines, par centaines dans nos belles Pyrénées, l’été, l’hiver avec la chaleur, le froid, le soleil, la pluie, la grêle quelques fois.

Tu as eu l’occasion de participer à quelques séjours dans les Alpes, tu as traversé la Corse sur le GR20, tu as traversé les Pyrénées de Banyuls à Hendaye avec ton ami Jean que tu vas retrouver et qui t’attend les bras ouverts.

On n’oubliera pas ton plus bel exploit à presque 80 ans : tu as gravi avec succès le Toubkal point culminant de l’Atlas au Maroc à plus de 4000 m. C’était l’un de tes rêves, tu l’as réalisé ! Chapeau !

Toi, le bon vivant, tu aimais plaisanter, tu avais toujours un mot, une phrase, une boutade qui donnait du baume au cœur. A chaque occasion, tu aimais à sortir les boules de pétanque, le jeu de belote, en un mot, vivre en société, partager des bons moments avec tes amis, procurer encore et encore et toujours de la joie.

Nous garderons de toi le souvenir d’un compagnon de route modeste, généreux, désintéressé, social, vivant, plein d’entrain.

Tu peux être fier du bonheur que tu as donné à ta famille, à tes amis et plus encore…

Marcel : ton esprit restera gravé dans le cœur de ceux que tu aimais et qui t’aimaient !

Denise, Didier : que ces quelques mots simples mais sincères puissent vous apporter un peu de réconfort aussi modeste soit-il, nous n’oublierons pas Marcel. »