Communiqué de presse.

Les organisations et associations ci-dessous, engagées pour la liberté d’expression et de manifestation appellent à un rassemblement samedi 30 janvier 10h30, place Jean Jaurès à Saint-Gaudens.

Dans une cohérence parfaite, le gouvernement crée un schéma national du maintien de l’ordre en 3 actes.

Acte 1 : loi de sécurité globale qui menace la liberté d’expression, la liberté de la presse.

Acte 2 : loi séparatisme (« confortant les principes républicains ») qui stigmatise les musulmans au prétexte de la lutte contre l’Islam radical et soumet les associations au contrôle gouvernemental.

Acte 3 : 3 décrets de fichage promulgués en toute discrétion le 4 décembre dernier, qui élargissent les critères de fichage aux « opinions politiques, convictions philosophiques, religieuses ou à une appartenance syndicale ».

C’est l’avenir de notre démocratie qui est en péril. Ce sont nos libertés qui sont attaquées. C’est l’avenir de notre démocratie et nos libertés que nous appelons à défendre.

Amnesty International, ATTAC Comminges, BDS, CNT, EELV, FSU, Nosotros, Parti Communiste Comminges, Solidaires

 

Alerte sur nos libertés et sur nos droits

Depuis plusieurs semaines nos organisations participent aux mobilisations pour défendre nos droits et nos libertés, contre la loi sécurité globale et le schéma national du maintien de l’ordre.

Le but du gouvernement est de restreindre la liberté d’informer, la liberté de la presse et de priver la population d’user de son droit d’expression, d’être informé·e, de manifester, de s’organiser pour gagner de nouveaux droits.

Cela dans un contexte de régression alarmante des droits sociaux (assurance chômage, retraites, diminution du budget de la sécurité sociale, loi travail…) alors que les services publics sont étranglés, que les plans de licenciement se multiplient et que la précarité s’aggrave, en particulier pour la jeunesse et pour les sans-papiers.

Loin de vouloir changer de politiques sociales, ce gouvernement choisit la voie de la répression et de la restriction des libertés.

Le projet de loi « confortant les principes républicains » sous couvert d’empêcher l’islamisme radical et le terrorisme, ouvre la voie à un contrôle de l’ensemble des associations et stigmatise encore davantage les personnes musulmanes ou perçues comme telles.

Ciblant celles et ceux qui auraient « une idéologie qui se dresserait contre les valeurs de la République », le pouvoir se laisse des marges d’interprétation pour condamner tous celles ou ceux qui contesteraient des politiques gouvernementales.

Trois décrets sont venus récemment donner la possibilité d’un fichage massif des militant·es, de leur entourage (notamment des enfants mineur·es), de leur santé, de leurs activités sur les réseaux sociaux et de leurs opinions politiques et syndicales !

Après l’extension de l’état d’urgence, après les mesures liberticides prises au nom de la lutte antiterroriste, c’est l’avenir de notre démocratie qui est en péril.