L’accident qui a eu lieu dimanche matin sur le RD 49 entre Cazères et Lavelanet avait jeté la consternation dans ce territoire du sud toulousain. Cinq jeunes à bord d’un véhicule avaient percuté un arbre à vive allure. L’un des passagers avait été tué sur le coup et deux autres très grièvement blessés. Le conducteur qui est un mineur et donc sans permis de conduire s’était enfui à pied dans la nature rajoutant un drame au drame.

Rapidement interpellé par les gendarmes de la communauté de brigades de gendarmerie de Cazères, il avait été placé en garde à vue. A l’issue de celle-ci il a été présenté à un magistrat qui l’a mis en examen pour homicide involontaire et non assistance à personne en danger. Après étude de son dossier, et les faits étant particulièrement graves, il a été décidé de le placer en détention provisoire.

De l’insouciance qui se transforme en cauchemar

Selon différentes sources, il semble que ce prénommé Pierre… ait organisé, malgré le couvre feu à 18 heures, une soirée chez lui pendant laquelle, comme on peut l’imaginer, l’alcool a coulé à flots. Il semble selon nos confrères de France Bleu que ce très jeune conducteur était également sous l’emprise de stupéfiants.

L’accident s’est produit à quelques centaines de mètres du domicile du jeune décédé. Rentrait-il chez lui ou allait-il récupérer des jus de fruit ? Le conducteur mineur et de fait très inexpérimenté se faisait aider par le passager avant droit qui l’aidait à passer les vitesses. Une incompréhension totale. Des renseignements que nous avons pu obtenir il était dans un état de surexcitation lorsqu’il a pris le volant et il n’écoutait aucun injonction des autres passagers pour ralentir ou s’arrêter. Il roulait à très vive allure nous précisera notre source. Pourquoi l’ont ils laissé conduire ou n’ont ils pas pu l’en empêcher ? La question demeure.
Une insouciance absolue de jeunes totalement désinhibés par l’alcool, incapables de mesurer le danger et qui ne peuvent imaginer que dans quelques secondes le drame va se produire en changeant leur vie à jamais. A 3 heures 30 c’est un choc violent, le silence de la nuit et la désespérance qui s’installe.

Sur leur lit d’hôpital avec des corps en souffrance ou dans la solitude d’une cellule, ces jeunes vont mesurer l’étendue de ce désastre humain. Une famille et des amis pleurent la perte d’un jeune homme de 19 ans mort dans l’insouciance d’une soirée dont personne ne pouvait mesurer les conséquences dramatiques. Après le temps du deuil viendra le temps des responsabilités et de la reconstruction pour ceux qui ont échappé par miracle à la mort. Le chemin sera long et difficile.