ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – RECHERCHE

12 janvier 2021

À l’heure où le territoire fait face aux défis générés par la crise sanitaire, sociale et économique, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée, et Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse-Métropole, souhaitent donner une nouvelle impulsion au pôle universitaire toulousain pour que demain, Toulouse se place parmi les meilleures universités mondiales. Porteurs de cette ambition, ils ont proposé, le vendredi 8 janvier, aux présidents et directeurs des établissements du supérieur de l’académie de Toulouse, de solliciter une personnalité extérieure pour impulser la construction d’un projet collectif, au bénéfice des étudiants, des chercheurs et des emplois de demain. Face à la crise, une nouvelle dynamique engagée pour faire de l’Université de Toulouse un moteur de la relance

Un contexte difficile mais favorable au changement.

Depuis plusieurs mois, les représentants des collectivités territoriales se mobilisent pour préparer l’avenir du territoire toulousain, fortement et durablement impacté par la crise sanitaire qui touche de plein fouet le secteur aéronautique. Parmi les forces du territoire, l’enseignement supérieur et la recherche constituent de réels atouts.Porté par une communauté universitaire de plus de 130.000 étudiants, chercheurs, enseignants-chercheurs et personnels, le site académique toulousain est l’un des plus importants de France, tant par sa dimension que par son dynamisme et l’excellence de ses activités de formation et de recherche. Malgré de réels succès, le site peine depuis plusieurs années à atteindre une visibilité internationale à la hauteur de son potentiel et de l’ambition de l’Occitanie. Porteuse de stratégies communes, de projets structurants et de services inter-établissements de qualité reconnue, l’Université fédérale de Toulouse ne bénéficie pas de la visibilité internationale attachée à une université de rang mondial. L’absence de reconnaissance limite l’accès à certains financements. Cette situation fragilise la capacité du site à rester performant en matière d’innovation, notamment sur le plan technologique, et à contribuer pleinement au rebond économique et social aujourd’hui nécessaire.

Imaginer collectivement l’université de Toulouse de demain

Pour accompagner les acteurs académiques du site dans le déploiement de leur projet et de nouvelles modalités de structuration, la Région Occitanie et Toulouse Métropole, ont proposé aux présidents et directeurs des 31 établissements d’enseignement supérieur et organismes de recherche du site toulousain, de solliciter une personnalité extérieure pour co-construire de nouvelles perspectives collectives. Cette initiative portée en tandem par les deux collectivités territoriales, a reçu le soutien du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.C’est Patrick Lévy, ancien président de l’Université de Grenoble-Alpes, qui a été choisi pour cette mission. Fort de son expertise et de ses expériences, Patrick Lévy saura déployer une méthodologie mobilisant les énergies de toutes les parties prenantes pour faciliter l’expression et l’appropriation par les communautés académiques. Ce 8 janvier 2020 a marqué le début de sa mission, qui s’ouvre par les premiers échanges avec les membres de l’Université fédérale, en présence d’Étienne Guyot, Préfet d’Occitanie, de Sophie Béjean, Rectrice de région et de Khaled Bouabdallah, Recteur délégué à l’enseignement supérieur. Les présidents et directeurs des établissements et organismes de recherche ont à cette occasion, indiqué leur engagement fort dans cette nouvelle dynamique. Philippe Raimbault, président de l’université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées a également assuré du plein soutien et de la mise à disposition des ressources de l’Université fédérale pour garantir la réussite de ce projet.Le calendrier est aussi ambitieux que les enjeux : l’objectif est de formaliser un projet scientifique et pédagogique qui sera opérationnel dès 2022.

Carole Delga : “Une université forte et attractive, ce sont des emplois créés localement, des innovations pour nos entreprises, des richesses injectées directement dans nos territoires. Pour que Toulouse prenne toute sa place et soit reconnue, aux niveaux national et international, pour son excellence universitaire, une nouvelle dynamique, collective et partagée, doit être engagée. Aucune démarche individuelle n’est acceptable et ne serait à la hauteur de l’ambition que nous devons porter collectivement. Il faut maintenant agir, impulser une nouvelle structuration et avancer en pack. C’est une condition essentielle pour maintenir et renforcer l’attractivité du pôle universitaire toulousain ainsi que les capacités d’innovation et de développement de tout notre territoire. Le regard neuf et l’expérience de Patrick Lévy seront des atouts clés pour impulser la construction d’un projet commun renouvelé pour l’avenir du site académique toulousain. La Région, avec la Métropole, le Rectorat et l’Etat, répondra présente pour agir aux côtés des établissements universitaires toulousains et, ensemble, relever ce défi.»

Jean Luc Moudenc : “La crise que nous traversons nous oblige à nous réinventer pour préparer le monde d’après et à nous appuyer sur nos domaines d’excellence, parmi lesquels l’enseignement supérieur et la recherche. Notre ville et notre région partagent la même ambition pour les 130 000 étudiants, chercheurs et enseignants-chercheurs de notre site académique. La mission Patrick Lévy doit permettre à notre université d’être labélisée, visible et reconnue à l’international, ce que préconise aussi le rapport de la commission « Toulouse, territoire d’avenir », présidée par Marion Guillou et parrainée par Jean Tirole, prix Nobel d’Economie.»