Des cavaliers demandent justice pour Pumba, un petit sanglier

L’histoire commence en septembre. Un jeune sanglier élit domicile au club équestre « La jumenterie du Tiaous » à Gouzens. Il se mêle aux chevaux, mange et dort avec eux. Il garde une vie sauvage mais au sein du centre. Dans cette histoire, l’homme n’intervient pas, le petit sanglier, nommé Pumba, vit sa vie au milieu des chevaux avec la liberté de repartir.

Mais, il ne repart pas et au mois de décembre, il fait toujours parti du paysage du centre équestre.

Le 6 décembre, un coup de feu retenti dans les prés de Gouzens, à proximité des installations du centre. Pumba a été tué par un chasseur.

Indignation totale à la Jumenterie du Tiaous

C’est l’indignation la plus totale. Les cavaliers, la propriétaire du club, tous sont atterrés par ce qui vient  de se produire. La tristesse fait vite place à la colère. Le chasseur qui a tué Pumba n’a, d’après les membres du club, pas respecté certaines règles. Notamment, il est entré sur une propriété privée et n’a pas respecté les distances qui sont imposées aux chasseurs en matière de sécurité. Le sanglier se trouvait en effet entre la route, une habitation et le manège de travail, donc à proximité des bâtiments. Une cavalière a tenté de déposer une plainte auprès de la gendarmerie de Montesquieu-Volvestre. La plainte a été refusée. Pour les gendarmes, il n’y eu aucune infraction.

Mais, au delà de la potentielle infraction, il y a le désarroi des cavaliers qui s’étaient attachés à cette petite bête. De plus, il ne s’agit pas du premier problème avec les chasseurs. Les tirs trop proches du centre et notamment du manège, ont déjà fait paniquer les chevaux provoquant des chutes qui fort heureusement n’ont fait aucun blessés.

Ce qui est demandé aujourd’hui, c’est qu’une enquête soit ouverte afin de déterminer qui est l’auteur des faits. Et surtout, pouvoir rappeler quelles sont les règles de protection, les zones de non chasse.

« Nous revendiquons le droit de vivre en sécurité pendant la période de la chasse, de ne pas voir une meute de chiens traverser les prés, traverser les manèges, faisant chuter les enfants de leurs montures en panique. Le risque que font courir les chasseurs est réel et incontestable pour ces enfants, ces cavaliers, ces promeneurs, ces chevaux, ces animaux domestiques et le manquement aux règles élémentaires de sécurité, le respect d’autrui, ce code de conduite n’est à l’évidence pas respecté…

Et pas un seul jour de respect, triste vérité de cette belle campagne française…. » précise le collectif de la Jumenterie du Tiaous.

La réponse de Jérôme Bayle, président de l’association communale de chasse agréée de Gouzens

« J’ai toujours fait en sorte d’éviter les problèmes. Si le coupable est un chasseur de l’ACCA de Gouzens, ou un autre, il faut que cet acte ne reste pas impuni. Une fois que nous trouverons le responsable, sa carte de chasse lui sera retirée. Si une plainte est déposée, on se constituera partie civile ». Il condamne fermement cet acte qui pour lui n’est pas un accident mais bel et bien l’acte « d’un demeuré ».

Martine Bousquet, la propriétaire du centre, a désormais interdit ses terres à la chasse. Aujourd’hui, elle espère pouvoir garder ses animaux ainsi que les membres du club en sécurité.

Les chasseurs sont en contact avec Martine Bousquet, ils espèrent que les choses s’apaisent.

 

Plus d’informations : page facebook de la jumenterie du Tiaous

 

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