Suite aux informations parues sur le projet Hercule, Georges Méric, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne, Thierry Suaud, président du Syndicat départemental d’énergie de la Haute-Garonne et Jean-Michel Fabre, président du Syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne, ont adressé un courrier au Président de la République pour solliciter l’organisation d’une large concertation publique concernant l’indépendance énergétique et la gestion de la ressource en eau.

Extraits:

“[…] Alors que le projet Hercule de privatisation de certaines missions d’EDF se fait sans débat public, nous ne pouvons que constater avec grande inquiétude le manque évident de transparence vis-à-vis des citoyens dans lequel se trouve aujourd’hui l’avenir des concessions hydroéléctriques, c’est à dire la ressource en eau et ses usages pour nos territoires.

Le Conseil départemental de la Haute-Garonne est, en effet, fortement engagé, aux côtés de l’État et de nombreuses collectivités sur la question de la maîtrise de la ressource en eau face au changement climatique. […]

[…] Nous considérons qu’aujourd’hui il n’est plus possible :

– de préparer notre territoire au changement climatique en ouvrant à la concurrence des concessions au risque de déstabiliser les équilibres et la cohérence de l’ensemble de la gestion de la ressource en eau ;

– de réaliser des investissements dans les infrastructures alors même que l’avenir de ces concessions est incertain et qu’il se négocie sans solliciter l’avis des collectivités locales et des citoyens ;

– de prendre le risque de confier nos barrages à des opérateurs peu soucieux de leur impact sur nos territoires et davantage portés à privilégier la rentabilité à court terme au détriment de l’adaptation du territoire au changement climatique.

À l’appui de nos légitimes interrogations, nous sollicitons donc votre intervention, Monsieur le Président, pour favoriser l’organisation d’une large concertation publique afin d’éclairer les citoyens sur les choix gouvernementaux et pour garantir la maîtrise publique de la ressource en eau […]”