Ce 6 décembre, le marché de Noël à l’Association Créagir fut un succès dans la fréquentation, au-delà d’une gestion rigoureuse du nombre de visiteurs et de la distanciation. La qualité était au rendez-vous de part les critères de choix des exposants et des œuvres exposées.  Ce fut aussi de toute évidence le plaisir de retrouvailles, d’assouvissement d’un besoin d’échanges tellement retenu dans le contexte de l’appréhension entretenue par la pression médiatique autour du confinement.

Pour les aficionados de Créagir, il y avait motif à s’attarder avec :

Les aquarelles d’Odile avec cette justesse élégance du trait comme des couleurs.

L’étale d’Utopiaah expose le travail d’orfèvre de Milène autour des matériaux naturels, remarquables notamment par ses pendentifs en buis et cette volonté exprimée de la diversité des évocations spirituelles avec l’étoile de David côtoyant la croix occitane des comptes de Toulouse historiquement protecteurs de la communauté juive en Languedoc, mais aussi la croix chrétienne. Nous n’aurions pas été étonnés dans cet œcuménisme artistique d’y rencontrer la main de Fatima.

Le travail des couteaux d’Emanuel et Cloé  se situe dans la lignée artistique du beau moment, de beaux objets que l’on a envie de posséder longtemps.

Les produits de l’Estanquet d’Aspet tenue par Christine nous rappelle à quel point ce lieu nous a manqué les jours de marché, dorénavant inscrits  dans la convergence des esprits libres et de connivences libertaires autour du bar d’une exquise convivialité.

Jocelyne Mothe nous a offert au regard ces petits formats où l’on retrouve cette cohérence artistique sensible aux frontières du figuratif, avec son encrage de pays qui vient de si loin.

La peinture de Véronique est dans une généreuse cohésion avec ce lieu qui résonne dans son label de création avec son expression picturale, également à la frontière du figuratif dans une délicieuse constance poétique, fidèle à cette sociabilité autour de Crégir.

Nous pouvions découvrir l’offre de CD sur le thème de massages sonores par Gwen Guery. L’approche  de cette démarche réside dans l’expérience du ressenti de la résonance des sons en lien avec l’état intérieur. Au-delà d’une séduction certaine de part l’exotisme dans l’usage du bol tibétain, la relation des sons et des rythmes est une donnée fondamentale des cultures du Monde. Il est des sons qui apaisent et d’autres  qui dynamisent avec la relation de la respiration au rythme, à découvrir à Izaut-de-l’hotel près d’Aspet.

Les éclairages des lampes de Denis dans une autre forme d’orfèvrerie dans l’exploration du possible avec l’usage des bambous ont diffusé une lumière singulièrement chaleureuse autant qu’originale pour cette journée hivernal. Elle invitait à pénétrer ce lieu marqué par l’excellence de l’offre artistique.

La journée fut ponctuée de deux moments musicaux autour de la vielle à roue associée à la cornemuse, instruments chèrs à Georges Sand, dans l’esprit de cette magnifique intemporalité créatrice ce jour là.