Tamalous, courir veut dire vivre libre.

Tamalous ? Nulle part et toi ? Certaines personnes sont accrochées à la nicotine, d’autres au canapé, une addiction peut en cacher une autre, l’une n’empêche pas l’autre. Les Tamalous, comme tant d’autres, ont le cœur qui bat en quête d’endorphines. Le sport est vital à leur santé, leur équilibre. Pour eux, courir veut dire vivre libre. Or voilà, la conjoncture est liberticide. Chacun conçoit que sa propre liberté s’arrête là où elle commence à nuire à autrui quand l’heure est à la protection des proches…

Les mesures imposées sont draconiennes, elles limitent les sorties footing à une heure et parquées à moins d’un kilomètre de son domicile. A Ponlat, la forêt est si proche et l’automne l’a recouverte de ses couleurs chaudes. Pour peu que le soleil soit généreux et éblouisse le tableau lumière éblouissante, que la température était douce, les conditions deviennent optimum pour un galop de plus en plus incontournable sur les feuilles. Sandra Dotto, Béatrice Couadeau, Christel Cassaigneau et David Dumartin sont voisins, habitués à courir ensemble, qui plus est en bonne santé affichée. Dimanche, un coup de fil fédérateur les a réunis encore une fois. Dans le plus strict respect des mesures barrière et de distanciation, ils ont pu faire le plein d’oxygène. A ahaner à quelques encablures les uns des autres sur les coteaux, ils sont rentrés éreintés une heure plus tard, vidés d’énergie, les sens en éveil avant qu’une bonne douche ne les requinque, sensation de bien être offerte. Tamalous ? Nulle part, vous dis-je…