Apparenté à un championnat au statut professionnel, l’élite 1 du rugby à XIII entame et est autorisée, pour l’instant, à poursuivre sa saison. Les différentes équipes se sont engagées à tester tous leurs joueurs dans un délai court précédant toute rencontre. Les Ours ont été livrés aux tests PCR mercredi. Aucun cas fâcheux n’est à exempter. Le Racing de Saint-Gaudens recevra donc l’AS Carcassonne XIII dimanche, à 15h, à huis clos au stade Jules Ribet pour le compte de la seconde journée du championnat de France élite 1 de rugby à XIII.

Après un premier match  perdu dimanche dernier à Toulouse qui laisse encore grincer beaucoup de dents, les Saint-Gaudinois ont su se reprendre à l’entraînement mercredi. Sermonnés, ils se sont montrés réceptifs aux remontrances, ont verbalisé leur mea culpa et affiché une prise de conscience de leurs erreurs : avoir vendu la peau de leurs adversaires avant le coup de sifflet final. Largement dominateurs jusqu’à la 60ème minute, les Ours ont laissé quatorze points d’avance au tableau d’affichage fondre comme neige au soleil avant d’être dépassés dans les dernières minutes de jeu. La déconvenue n’a épargné personne : joueurs, entraîneurs, dirigeants. Si on ajoute que Toulouse n’est pas sensé être l’adversaire le plus difficile de la saison, la déception est encore plus grande.

Le rachat des Saint-Gaudinois dimanche va s’avérer difficile. Carcassonne est une des plus grosses équipes de la poule. Les Canaris se sont remplumés. Ils comptent beaucoup de nouvelles recrues et se sont laissés pousser les dents. Lors la première journée, impressionnants, les hommes de Patrick Albérola n’ont fait que quelques bouchées des Albigeois épinglés 37 à 4.

Et dans les rangs saint-gaudinois, pour compliquer la situation, on dénombre déjà quelques blessés, des pièces maîtresses qui vont manquer à la tactique de Julien Gérin. A la lecture du protocole commotion, le centre Théo Delage, sonné lors du match contre Toulous, sera écarté de la feuille de match. La puissance de Josh Coyle et l’opiniâtreté du « Basque » Benjamin Vizcay feront également défaut à la partie. L’effectif sera certes complet mais il n’est pas épuisable. Pourtant, pas de fracture ouverte au moral, les gars sont des battants. Les acteurs prévenus vont avoir à cœur d’effacer leur première désillusion en ne manquant pas leur premier match à domicile de la saison, l’exploit, même devant des tribunes vides. L’esprit est là, presque vindicatif. Qui veut vaincre est déjà près de la victoire. La copie est encore blanche, la fabuleuse histoire 2020 du XIII Saint-Gaudinois est encore à écrire. Et les correspondants sont là pour cela.