Le marché de plein vent du lundi matin continue.

Le marché de  plein vent du lundi matin est plus qu’une tradition dans la Bastide royale. C’est l’occasion d’acheter encore chez des petits producteurs. Certains sont bio, d’autres pratiquent la culture raisonnée. Tous proposent des produits alimentaires de première qualité. Certaines femmes, mamies pour la plupart, anciennes agricultrices, viennent là pour arrondir leur faible retraite en vendant quelques kilos de châtaignes ou des champignons.

C’est l’occasion de rencontrer des amis, des copains, de partager un petit moment de bonheur, loin du covid. Mais on parle quand même de lui : pas moyen de boire un petit café et de refaire le monde. Les deux bars, le Cardinal et le Millénium sont fermés. La faute au covid.

Ce matin du 2 novembre, le boulevard de Lassus, merveilleux belvédère sur les Pyrénées, était aux trois-quarts vide. Les camelots, les vendeurs de parapluies, de fringues, de charentaises, n’étaient pas là car pas essentiels.

Sous la petite halle, tout l’espace central était condamné par des barrières.

Tout le monde par contre respectait les gestes barrière. Tous portaient le masque. Devant certains stands, du gel hydro-alcoolique à disposition.

Donc, le marché continue. Tout le monde espère qu’il perdurera et ne s’interrompra pas. Après tout, on est à l’air, on ne se bouscule pas.

Qu’en sera-t-il du marché au gras dont le premier matin devait être le 15 novembre ? M. le Préfet donnera-t-il son feu vert, ce qui aiderait les petits producteurs de foies gras et autres bonnes choses, durement frappés par le premier confinement. S’ils ne peuvent vendre leur production, c’est alors vers les produits industriels qu’il faudra se tourner…