« Vivons proches pour être heureux », tout un programme. C’était le thème principal de la quatrième édition de « The Village », organisée par le journal financier et économique La Tribune. Cette édition se déroulait vendredi 28 et samedi 29 août. De nombreuses propositions pour un mieux vivre étaient lancées.

C’est sous une pluie battante, et dans le contexte covid où tout le monde se retrouve masqué, dans le lieu où seront rénovés des bâtiments destinés à de futurs entrepreneurs, que Jean-Christophe Tortora, président de la Tribune, lance cette quatrième édition de The Village. La Région, le Département et des partenaires privés soutiennent ces rencontres.

De nombreuses personnalités politiques présentes

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, à l’origine de The Village, Georges Méric, président du Conseil départemental, Philippe Douste Blazy, ancien ministre et président d’Unitlife, Arnaud Montebourg, ancien ministre également et fondateur de la marque Bleu, blanc, ruche, Etienne Guyot, préfet de la Région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne. Des conseillers départementaux et régionaux, des élus de proximité.

Parmi les autres invités, des chefs d’entreprises des scientifiques et… deux sœurs, Anne et Diane de l’abbaye de Boulaur.

Des travaux pour un monde meilleur

On a beaucoup parlé  durant ces deux journées, de dé-mondialisation, relocalisation, circuits courts, de consommer autrement, préservation de l’environnement. Carole Delga rappelait que la Région Occitanie était la première région de France en bio. Elle ambitionne de devenir la première en Europe.

Arnaud Montebourg, le Monsieur bleu blanc rouge insiste sur le fait que la dé-mondialisation, il faut la payer. « On ne peut pas vouloir acheter pas cher et produire chez nous»

Le samedi matin, six Workshop, des discussions, des réflexions, étaient animés simultanément par des experts. Les thèmes abordés : le numérique et son accessibilité, l’agriculture et l’alimentation avec l’éducation des plus jeunes au manger mieux, la transition énergétique avec une énergie citoyenne, la santé, avec le développement des maisons I-médicales, la mobilité avec le télétravail en alternative et la revitalisation de l’économie locale, tourisme et culture avec les tiers lieux et le développement du bio.

Développer le bio, c’est le projet de l’abbaye de Boulaur, un projet à plus de trois millions d’euros pour lequel les sœurs se battent afin de trouver du financement. « Cinq ans d’études et des heures à monter des dossiers », lâche sœur Anne. Ce projet comportera un bâtiment d’élevage et une cave d’affinage de fromages, entre-autres. « Les gens que nous rencontrons trouvent notre projet formidable. Mais il s’agit d’un entreprenariat féminin, et là nous ne sommes pas prises au sérieux. » Le projet est toutefois en bonne voie. Le préfet Etienne Guyot, la Présidente de Région Carole Delga le soutiennent.

Vivons proches pour être heureux

Le débat animé par Jean-Christophe Tortora était animé par six personnalités.

Gille Bœuf, professeur à la Sorbonne   souhaite que le monde retrouve l’harmonie. Il affirme que le climat a toujours changé, mais que cela va trop vite aujourd’hui. Pour Carlos Moreno, ETI à la Sorbonne, il faut réfléchir globalement et agir localement. Retrouver les circuits-courts, retrouver le dire bonjour. Offrir aux gens à proximité, ce dont ils ont besoin : se loger, manger, travailler, se divertir.

Chiara Corazza, présidente de Women’Forum et porte-parole de la voix des femmes dans le monde, souhaite ardemment qu’on associe plus les femmes aux responsabilités.

Carole Delga, quant à elle souhaite agir pour retrouver le chemin du Comminges. Concilier croissance et écologie, protection de l’environnement et relocalisation. « On a besoin des trains sur les LGV mais également sur les petites lignes. Montréjeau Luchon verra le jour en 2022 avec un train à hydrogène, le premier en France. Un combat de tous les jours. Il ne faut pas vouloir non plus la disparition du transport aérien. Il faut des avions plus écologiques et un trafic moindre.

Pour le Préfet Etienne Guyot, vivons proches pour être heureux, « c’est ambigu ». Pour lui, l’heure est à la proximité, mais pas que dans le rural.  Il faut du sens collectif.

Et Saint Bertrand de Comminges ?

Les travaux de rénovation des bâtiments de la résidence devraient débuter en septembre selon Nicolas Hazard, président d’Inco qui soutient les startups. Ils devraient être terminés pour la prochaine édition de The Village. « C’est un projet exemplaire pour l’Occitanie. Il sera réalisé avec des matériaux locaux », lance Carole Delga.

Le jardin communal produit des céréales anciennes. La boulangerie qui verra sortir son premier pain le 17 octobre ne travaillera qu’avec  des farines anciennes (Marie-Claire Uchan, maire de Saint Bertrand).

Douze Millions d’euros vont être investis dans les dix ans à venir à Saint Bertrand et à Valcabrère. Ce, avec l’aide de la Région (Georges Méric, président du Conseil départemental).