Comme l’avait annoncé Petite République.com dans ses colonnes dernièrement, Gérard Roujas vient d ‘être réélu président du pays sud Toulousain à l’unanimité, mise à part une abstention. Cet élu, quelque peu atypique, ayant eu la délicatesse de ne pas voter pour lui ! Ce résultat est à souligner car cela n’a pas été le cas pour certain.e.s vices président.e.s qui ont eu à affronter quelques hésitations de la part du collège d’électeurs. Le bonheur des coups de crayons a toujours été un plaisir partagé par les adeptes d’une démocratie libératrice.

Aimé, parfois critiqué mais rarement détesté, Gérard Roujas ne laisse personne indifférent et les statistiques le concernant sont impressionnantes. Avant cette réélection honorifique et rassembleuse, ce baron de la politique en Volvestre s’est présenté 23 fois au suffrage universel direct ou indirect et n’a jamais eu besoin d’un deuxième tour pour être élu. D’ailleurs aux dernières municipales de Peyssies, c’est lui qui a obtenu le plus grand nombre de voix. Une Institution à lui tout seul ! C’est toujours au premier tour que les électeurs lui ont confié un mandat de sénateur, maire, conseiller départemental pour ne citer que les essentiels. On peut comprendre que ce genre de résultats puisse agacer un tel ou un tel pressé de prendre une place ou quelques électeurs adepte du changement !

Durant son discours d’installation Gérard Roujas a bien précisé qu’il s’agissait là de son dernier mandat d’élu, rassurant certainement les quelques impatients qui rêvent sans nul doute d’être calife à la place du calife dans 6 ans.

Ce septuagénaire, qui au passage est dans une forme éblouissante, est le dernier des Mohicans d’une génération qui, petit à petit, laisse la place à une nouvelle composée d’élus vraiment très différents dans leur approche et conception de la politique. Les Guy Hellé, Adolphe Ruquet (et bientôt Gérard Roujas) ont laissé le terrain à ces quadras-quinquas qui ne confondent pas les mots stratégie ou alliance avec ceux d’ amitié ou de fraternité.

Alors durant ce dernier mandat, Gérard Roujas va s’efforcer de maintenir parmi les élus exerçant des responsabilités à ses côtés une cohésion emprunte de sérénité, dans l’intérêt du territoire sud toulousain et de ses habitants.

Le Dalaï Lama disait dans sa grande sagesse : “Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.”

Et comme dise les jeunes : “A plus dans le bus”