5 tonnes de déchets sauvages abandonnés pendant les 3 mois de confinement, il y a de quoi s’interroger sur le comportement des habitants du territoire Cœur de Garonne. On ne va pas se mentir, le nombre d’incivilités augmentent encore et toujours… Il a même semblé s’accélérer, certaines personnes prenant comme prétexte la fermeture des déchèteries et l’arrêt du ramassage des encombrants.

Or ce phénomène provoque de véritables nuisances visuelles, olfactives et environnementales quand il s’agit de produits toxiques déposés à même le sol. Face aux dépôts sauvages récurrents devant le local situé avenue de la gare, la présidente de la Croix Rouge de Cazères n’a pas manqué d’exprimer son ras le bol sur les réseaux sociaux :

Certaines personnes prennent le devant du local de la Croix Rouge de Cazères pour une déchetterie sûrement et déposent tout un tas de choses… d’autres personnes fouillent et éclatent les sacs… ensuite il pleut… et les bénévoles ramassent ... Marre de ces incivilités ! “.

A l’issue de la période de confinement, la communauté de communes Cœur de Garonne dresse un bilan qui interpelle : « Pendant la crise sanitaire, des personnes sans scrupule ont déposé leurs déchets sur la voie publique. En près de 3 mois, ce sont plus de 5 tonnes de déchets abandonnés au pied des points d’apport volontaire au lieu d’être apportés à la déchèterie ».

Avant de faire un petit rappel des risques encourus : « Jeter son masque sur la voie publique est aussi considéré comme un dépôt sauvage. Ces dépôts sauvages sont strictement interdits. Ils polluent l’environnement et engendrent des coûts supplémentaires importants. La contravention pour les masques, les gants usagés, les mégots ou tout autre déchets jetés sur la voie publique devrait passer à 135€ d’amende au lieu des 68€. Un particulier qui abandonne sur la voie publique ses déchets transportés dans un véhicule est passible d’une amende de 1 500 € et de la saisie de son véhicule. Enfin, une entreprise qui abandonne sur la voie publique ses déchets transportés dans un véhicule est passible d’une amende de 75 000 € et/ou 2 ans de prison ».