Le dernier évènement culturel du casino : la venue le 14 mats de Frédéric Zeitoun, parolier et chroniqueur musical français. Depuis cette date, l’établissement est fermé.

Rencontre téléphonique avec Stéphane Rodier, directeur général.

Petite République : comment se passe cette fermeture due au coronavirus ?

Stéphane Rodier : le casino emploie seize personnes, y compris moi. Quinze sont au chômage partiel. Quant à moi, je viens tous les jours car il y a toujours quelque chose à faire, notamment de la paperasse. Je garde également un contact téléphonique régulier avec les employés. Nous organisons sur notre page Facebook des jeux, pour se détendre.

Par contre, la perte d’exploitation est très importante. Et pour le moment aucune de l’Etat n’est prévue.

PR : qu’en est-il des travaux de restructuration intérieure ?

SR : ils sont stoppés depuis le 16 mars, jour du confinement. Ils vont reprendre dans la dernière semaine d’avril avec des aménagements particuliers car les entreprises ne pourront pas travailler en même temps. La fin de ce réaménagement est prévue pour la mi-septembre, donc avec un certain retard.

PR : on ne sait ni quand, ni comment vous pourrez reprendre votre activité. Comment vous-y préparez-vous ?

SR : nous avons acheté quelques 7.000 paire de gants, tant pour nos employés que pour notre clientèle, constituée pour la plupart de personnes âgées. Nous avons acheté également du gel hydro alcoolique, des masques en quantité suffisante et des visières pour le personnel.

Par contre, nous avons annulé la venue de Sandrine Alexi prévue le 13 juin et celle de Julie Piétri du 18 septembre. Nous devons réduire la voilure. Par contre, dès la réouverture, nous reprendrons les expositions, les conférences, les rencontres littéraires.

Le métier que nous exerçons est un métier de contact. Nous avons hâte de revoir nos clients, ils nous manquent.