Michel Bazin, bien connu des Montréjeaulais et même de tout le Comminges, crieur public le lundi matin sur le marché (pour le moment muet suite à une panne de sonorisation), a été inspiré par le coronavirus.

Il a jeté sur une feuille de papier, au moyen d’une antique machine à écrire, un texte sur « son enmi l’virus ». Texte à chanter sur l’air de « mon pote le gitan », interprété par Mouloudji, Reggiani ou encore Barbara, précise-t-il.

Mon Enmi l’virus

Mon enmi l’virus, c’est un sale vicieux,

Des piquants partout, sur un corps odieux.

Il reste des heures, à guetter les gens, pour leur faire des maux,

Tapi dans son coin, tel un sale chameau.

C’mec là, une grosse dose de méchanceté, lui remplit la tête.

Et quand elle explose, on ne sait jamais ni où, ni quand cela s’arrête

Comme si mille diables lui sortaient des yeux.

L’coronavirus, c’est un truc curieux.

Comme dans tous les siens, y a des p’tits virus.

Vraies saloperies, pires que le typhus.

Quand ils partent en guerre, ils deviennent fous comme une tempête.

Les gens où ils peuvent, partout se confinent, par peur de la bête.

Mon enmi l’virus, un jour est parti,

Partout dans le monde, il supprime des vies.

Cette engeance là, ça n’est pas du bien.

Moi je suis certain que ça ne vaut rien.

L’infirmier m’a dit, qu’on le recherchait,

Tout le monde voulait le faire calancher.

L’coronavirus a bien rigolé,

A j’té son venin et s’en est allé.

Moi, il m’a laissé en plein tremblote

Et dans ma p’tite tête, parfois ça grelotte.

Ce sale souvenir en moi est resté,

Et quand ça surgit, j’ai envie d’chanter

Que l’ connard virus est un vrai cauchemar.

Mais que sur la terre, il reste l’ESPOIR.

 

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