C’est en conférence de presse par visioconférence que Jean Luc Moudenc a reconnu que des incidents avaient eu lieu dans le quartier de la Reynerie dans la nuit de jeudi à vendredi. Le maire devait s’entretenir avec le Préfet pour étudier la nécessité d’un couvre feu.

Les faits :

Une patrouille de police qui patrouillait jeudi soir a été prise à partie. A 23 heures 30 alors qu’elle s’apprêtait à contrôler une dizaine de jeunes qui ne respectaient  visiblement pas le confinement lié à la propagation du virus Covid-19, les policiers ont reçu des projectiles de toute part. Pour se sortir de cette situation difficile, ils ont du utiliser les grenades de désencerclement. En dégât collatéral des voitures qui se trouvaient stationnées à proximité ont été endommagées par le jet de projectiles.

Une situation qui était à craindre et à redouter le confinement étant plus difficile à accepter pour certains jeunes qui ne perçoivent pas toujours l’intérêt du respect des règles.

Le couvre feu étant de la compétence des préfets, la décision d’en mettre un en place doit faire l’objet de négociations. Si dans un premier temps Jean Luc Moudenc n’envisageait pas une telle mesure qui selon lui n’était pas nécessaire,  “il faut vérifier s’il est pertinent de faire évoluer les choses” a-t-il précisé.

“Nous devons réactualiser tous les jours l’examen de cette situation, et si à un moment il y a des difficultés particulières en soirée, alors oui, se posera la question du couvre-feu”.

“A la suite de ce qui s’est passé … j’ai prévu d’aborder cette question” avec le préfet indique Jean-Luc Moudenc.

Dans sa visioconférence Jean Luc Moudenc a abordé l’effet positif du confinement avec pour conséquence la baisse très significative de la baisse de la délinquance évaluée à moins 30 %. ” La baisse de la délinquance globale est évaluée par les autorités de Police nationale à un tiers” dans la ville, mais que “la délinquance qui continue se voit davantage, car l’espace public est libéré de ses usages habituels, et donc la présence des délinquants et d’autant plus choquante et inacceptable”.