Lorsque Mélanie, Marlène et Christine échangent au téléphone (confinement oblige) on devine aisément une partie du contenu de leurs conversations. La maman et ses deux filles sont en effet par leur profession au cœur de l’action, toutes trois impliquées dans le relationnel avec les malades ou personnes âgées.

Christine depuis  une dizaine d’années est aide-soignante à l’Ehpad de la résidence du Mas St-Pierre à Saint-Gaudens. Pas de panique à bord. Ici on connaît les règles de vie et de fonctionnement quand une épidémie de grippe ou de gastro entérite touche les résidents. On est déjà préparé à cette forme de confinement.

“Depuis début mars, les familles n’ont plus accès  mais elles sont informées autant qu’elles le veulent et voir leurs proches sur les tablettes. Nous sommes à l’écoute et très pointilleux sur les  manières d’agir. Avant de rentrer dans la résidence, dans le SAS, nous prenons la panoplie adéquate ( gants, masque, sur blouse, charlotte). Tous les jours, matin ou après-midi plus particulièrement,  une réunion du personnel permet de faire le point. La direction assure très bien son rôle. Nous n’avons pas de crainte, nous sommes à l’abri, car dès le départ, nous avons scrupuleusement suivi les consignes. S’il le faut, sur la base du volontariat, certaines d’entre nous resteront dans l’établissement sans contact avec l’extérieur. A l’heure actuelle, aucun cas n’a été détecté, cela fait du bien de le savoir”.

Si Marlène n’a pas souhaité s’exprimer, Mélanie  ambulancière à Salies nous rappelle qu’ici aussi les consignes de sécurité sont respectées . Après le transport de chaque patient le véhicule est désinfecté. Un collègue se joint à Mélanie pour assurer ce travail qui prend environ une 1/2 heure. “Dans les déplacements principalement sur Toulouse, durant le trajet, nous échangeons avec les malades. Notre rôle est probablement plus important en ce moment. Il faut rassurer, être à l’écoute. Les jeunes semblent plus inquiets que les anciens. On ne sait pas combien de temps va durer cette situation mais nous n’oublions pas notre responsabilité et positiver est déjà en soi une aide qui n’est pas négligeable”. Mélanie n’a pas peur et s’applique comme ses collègues à respecter tous ces conseils qui s’ils apparaissent parfois bien contraignants sont indispensables pour le bien commun.