Le coronavirus en Comminges? Comment s’alimenter ?

Chaque jour révèle son lot d’informations et d’inquiétudes. L’histoire de l’humanité est ponctuée périodiquement d’épidémies. L’une des plus terribles fut celle de la poliomyélite après la seconde guerre mondiale. Lorsqu’une espèce est confrontée à une épidémie, jamais celle-ci est complètement décimée. Des individus ne sont pas affectés alors que d’autres le sont. Ce qui fait la différence est la capacité de défense du terrain de la personne, son état de santé ou son affaiblissement par diverses pathologies, et celles liées à l’âge. Le reflexe des populations devant l’incertitude est de faire des provisions, mais quelles provisions ? Dans la perspective d’une éventuelle pénurie, quels sont nos véritables besoins ? En Comminges comme dans tous les cultures alimentaires dans le Monde nous retrouvons toujours l’association céréales légumineuses, la base alimentaire des populations depuis le néolithique, mais lesquelles ? Il a pu s’observer depuis les restrictions de déplacements une véritable ruée sur les pâtes alimentaires. Mais il s’agit de pâtes industrielles réalisées avec de la farine blanche, essentiellement de l’amidon, pauvres en apports de protéines avec celui essentiellement d’amidon transformé en sucre plus ou moins rapidement selon la cuisson. Il est absolument fondamental de s’approvisionner en légumineuses, lentilles, haricots, poids chiches, etc. Leurs apports participent avantageusement à l’équilibre sodium potassium. Plutôt que les pattes, il faut privilégier le riz, et dans tous les cas des céréales complètes à la condition qu’elles soient issues de l’agriculture biologique: riz, sarrasin, millet, orge, blé à germer, etc. Les céréales étant complètes, si elles ne sont pas issues de l’agriculture biologique, elles sont toxiques du fait des résidus contenus dans le son des graines. Cette base alimentaire essentielle respectée, il faut puiser dans les usages culinaires traditionnels disponibles en Comminges, cuisiner les légumes achetés au marché issus de la proximité locale, à consommer crus de préférences, mais privilégier la cuisine à la maison et éviter absolument toute préparation transformées issues de l’agro-industrie. Les amandes et les noix naturelles sont également de bons apports essentiels. Le recours à une complémentation en oligo-éléments, l’apport d’un complexe vitaminé contenant du magnésium et du Zinc et d’un bon soutien de l’organisme. Diminuer ou éviter autant que possible les laitages durant la période de confinement compte tenu de la difficulté d’assimilation et les intolérances possibles à la caséine. La situation exceptionnelle que nous traversons nous invite à retrouver le bon sens de nos actes et une considération plus juste de ce qui est essentiel.