Bon pied, bon œil, c’est un homme à la motivation intacte qui nous reçoit dans son bureau. Ancien sénateur, ancien conseiller départemental, ancien maire, baron de la vie politique en Volvestre et en pays sud toulousain, ce militant socialiste qui ne s’est pas enfui aux premières difficultés garde foi en l’avenir et revendique cet humanisme qui fait tant défaut de nos jours.

LPR Le pays toulousain ou plutôt le PETR maintenant à qui cela sert-il ?

Il est difficile de le résumer en quelques lignes. Ce n’est pas une collectivité territoriale comme une communauté de communes par exemple mais un regroupement de communes et de communautés de communes qui réfléchit à une cohérence de territoire. IL reçoit des subventions de l’Europe, de l’Etat, de la Région, de l’ADEM. Nous n’avons pas de fiscalité propre et nous répondons à des appels d’offre comme une entreprise. Le pays n’existe que par son dynamisme, sa cohésion et son envie de se développer. 25 personnels y travaillent.

Notre pays du Sud Toulousain est l’un des plus dynamiques. Il est souvent cité en exemple. Nous avons par exemple en charge le droit du sol (permis de construire etc…), la compétence développement durable climat énergie. Le plan climat est normalement dévolue en compétence aux communautés mais regroupés au sein du pays par le biais du SCOT, il coûte 3 fois moins cher.

LPR Est ce à dire dire que l’union et la cohésion sont des valeurs essentielles pour un fonctionnement et un développement harmonieux du pays ?

C’est effectivement l’union et la cohésion qui prime sur tout. Cette fonction de président que j’occupe est une activité bénévole et représentative. Je coordonne l’ensemble et je suis garant de cette cohésion du territoire et de cette bonne entente entre tous. C’est en cela qu’une grand majorité m’a demandé d’être à nouveau candidat considérant que j’étais le garant de cette unité. Avec les 10 vices présidents on fait une équipe soudée. Mon rôle, si je suis élu, sera également de préparer un successeur pour les années à venir et une équipe qui devra l’entourer.

LPR Comment tout cela a-t-il commencé ?

C’était il y a de nombreuses années. Le pays venait de se créer par décision gouvernementale. Nous étions réunis à la maison de Pardailhan à Rieux Volvestre et il fallait trouver un président. Aucun d’entre nous n’était candidat au poste. Guy Hellé a donc eu l’idée de mettre une urne au milieu de la table et chacun a mis un nom. J’ai eu 24 voix sur 32. J’ai donc dit oui. A l’élection officielle j’ai été élu à l’unanimité avec 60 voix et la fois d’après 59 car je n’ai pas voté pour moi ! On est élu pour 6 ans comme les maires.

LPR Comment vous résumez Gérard Roujas ?

J’ai des convictions et je respecte ceux qui en ont même si je ne les partage pas. En revanche je déteste ceux qui ont des certitudes et qui ne cultivent pas le doute. A travers le pays notre rôle est de rassembler les citoyens pour permettre une vie agréable et apaisée sur un territoire essentiellement rural qui veut vivre et prospérer. Je serai candidat à ma propre succession.