Communiqué de presse du Groupement Départemental Force Ouvrière des agents territoriaux :

« Le 07 octobre 2019, le Groupement Départemental Force Ouvrière des agents territoriaux a été reçu par Monsieur le Maire pour discuter du manque de reconnaissance et de considération envers les policiers municipaux de la ville de Muret.

Le manque d’effectifs récurrent contribue également fortement au malaise de ce service, qui en 2006 comptait 14 policiers, alors qu’actuellement il peine à en conserver 10 en activité. A titre de comparaison et à population égale, la ville de Blagnac emploie pas moins de 22 policiers municipaux.

Ces policiers interviennent au quotidien pour améliorer la tranquillité des Murétains, interpellations d’auteurs de cambriolages, d’individus armés ; assistance à des personnes en difficulté voire suicidaires ; concours à l’arrestation d’individus qui ont commis des vols à main armée, interpellations de trafiquants devant les établissements scolaires… Certains d’entre eux ont même été décorés pour acte de courage par Monsieur le Préfet.

Malgré un investissement fort de leur part, il ressort un manque évident de considération. Ainsi, le Directeur de la Tranquillité Publique a anticipé son départ à la retraite après avoir défendu ses policiers face au manque de reconnaissance, et des remarques dévalorisantes à leur égard.

Après de nombreuses et vaines tentatives de négociations, une procédure au Tribunal Administratif a dû être engagée afin d’obtenir une prime réglementaire liée à l’exercice de fonctions dans les quartiers prioritaires de la ville, pour tous les agents pouvant y prétendre mais qui leur est refusée depuis janvier 2015.

Plusieurs dossiers importants concernant cette même collectivité sont en cours d’instruction au sein de notre structure syndicale Force Ouvrière, laissant présager de nouvelles poursuites, toujours sur le compte du budget communal.

A compter du 1er février, un élargissement des horaires de travail des policiers municipaux intégrant les samedis après-midi et les dimanches, sans aucune compensation leur est désormais demandé. Ceci, toujours avec le même effectif.

Loin d’être contre cette étendue du service rendu à la population murétaine mais qui, au final, le pénalise du fait du manque de réactivité, les policiers municipaux n’en sont pas moins en difficulté face à cet accroissement des missions qui les pousse à l’épuisement physique et moral.

En raison de ce contexte difficile, l’effectif de la police municipale risque encore de baisser, alors même que la collectivité peine à recruter 3 policiers pour remplacer les nombreux départs. Au cours des 6 dernières années, pas moins de 7 policiers municipaux ont quitté la collectivité.

Plus de la moitié de l’effectif envisage de partir dans les prochains mois si les conditions ne s’améliorent pas.

Cette situation ne semble malheureusement pas interroger ni les cadres administratifs référents, ni le premier élu de la ville.

Le 30 janvier, une nouvelle rencontre avec Monsieur le Maire a été demandée, mais aucune date n’a, à ce jour, été fixée. Sans réelle réflexion de la part de la hiérarchie, sans aucune négociation, notre syndicat se réserve le droit d’envisager des actions. Malgré le profond découragement qui règne au sein de la police municipale, les agents font preuve d’un grand professionnalisme.

La police municipale de Muret reste attachée à sa mission principale : être au service des citoyens, quotidiennement. »

Le Secrétaire Général du GROUPEMENT DÉPARTEMENTAL Force Ouvrière de la Haute-Garonne