Des actions syndicales prévues le mercredi 12 février en soirée sur plusieurs cantons du département et jeudi 13 février au soir sur Toulouse. Les symboles de l’Etat seront alors visés.

Communiqué de presse :

Pendant de longs mois, FNSEA et JA se sont mobilisés pour sortir d’une approche dogmatique sur la question des produits phytosanitaires. Le dialogue a toujours été prôné sur les territoires et dans le cadre du Contrat de Solutions des chartes favorisant le dialogue associant maires, représentants des collectivités, ONG, associations de riverains ont été élaborées. Cette méthode est aujourd’hui clairement reconnue par le Gouvernement.

Mais notre incompréhension est totale car le reste du texte ne convient pas aux agriculteurs. En instaurant, dans certaines situations, des distances de sécurité incompressibles, quelles que soient les pratiques et les mesures de protection, le Gouvernement laisse la place à l’idéologie et abandonne de nombreux agriculteurs sans aucune solution. Où est la logique ?

Et que dire du fait que personne ne fasse mention de la compensation des pertes que subiront nécessairement les agriculteurs avec le retrait de surface de leur exploitation ?

FNSEA et JA, sont donc restés mobilisés sur la question. Grâce à cette pression nous avons pu infléchir à nouveau de nombreuses positions. Sur les zones d’habitation, les modalités d’information, la définition des personnes vulnérables, nos arguments ont été entendus.

Cependant, sur plusieurs points, nous ne sommes toujours pas entendus par le Gouvernement. En effet, les textes publiés sont en l’état inapplicable :

• Rien n’est encore tranché sur la question de la réciprocité en matière d’urbanisme, sur les futures constructions

• Sur le volet de la compensation économique nous sommes toujours dans l’impasse

Dans ce contexte, nous demandons :

• Un moratoire pour que l’application de l’arrêté soit repoussée au moins à la prochaine période culturale

• Une prise en charge des impacts économiques : Les ZNT ainsi créées ne pourront être cultivées de la même manière que le reste de la parcelle concernée. Elles entraineront des coûts supplémentaires en termes d’entretien.

• L’application d’un principe de « réciprocité » en matière d’urbanisme

• La conduite des travaux par l’ANSES avec l’INRAE et l’ACTA, pour compléter les moyens reconnus de réduction de la dérive, sous 6 mois, comme le Ministre de l’Agriculture s’y est engagé.

C’est pourquoi nous organisons des actions syndicales mercredi 12 février en soirée sur plusieurs cantons du département et jeudi 13 février au soir sur Toulouse. Les symboles de l’Etat seront alors visés. Nous espérons que nos demandes seront entendues !