Le casino organise le vendredi 11 octobre à 18h, une rencontre littéraire avec Michèle Tajan.

Après le succès remporté par son précédent ouvrage « Le petit cagot », elle présentera et signera son nouveau roman « Anna ou l’oubli », ainsi qu’un recueil de nouvelles, « Dérapages ».

Que s’est-il passé dans la jeunesse d’Anna, quelle fracture indicible qui laisse sa fille France et sa petite-fille Charlotte en mal de repères et de  racines ?

En remontant le temps à travers les vies de Charlotte, de France, d’Anna, c’est vers ce cataclysme inaugural, lié au génocide des Arméniens en 1915, que l’on s’achemine inexorablement.

Trois vies, trois femmes qui se transmettent d’une génération à l’autre, dans le silence et le non-dit, la même difficulté d’aimer, le même mal-être, sans en comprendre ni la raison, ni l’origine.

Car Anna a tout « oublié » : c’est ce qu’elle répond à sa petite fille lorsque celle-ci l’interroge sur son histoire. Pour Charlotte comme pour France, pas d’histoire,  pas de mémoire familiale en guise d’explication, pas de repères pour se construire.

Composé comme une partition en trois mouvements, « Anna ou l’oubli » est le roman de trois personnages en quête d’identité. Charlotte ne la trouvera ni dans un mariage voué à l’échec, ni dans une réussite de façade. France se forgera la sienne en accédant à la notabilité provinciale dans la ville pyrénéenne où la famille s’est établie. Quant à Anna, ce n’est qu’à l’approche de la mort qu’elle fera enfin la paix avec elle-même et son passé, offrant au lecteur les clés susceptibles d’éclairer à postériori les destins de France et de Charlotte.

Dérapages : Il suffit de peu de choses pour changer le cours d’une vie : les aléas de la météo, un accident ou un simple incident domestique, une rencontre ou la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Juste un grain de sable qui modifie votre regard sur le monde et vous entraine vers une fin tragique, sur les chemins du crime ou de la folie.

Ce sont ces infimes dérapages, les fissures intimes qu’ils révèlent, que traque l’auteure, dont l’humour (noir, bien sûr) et le ton – souvent allègre et volontiers caustique – atténuent à peine la noirceur de chacune de ces histoires.

 

Entrée libre. Contact : 05 62 00 70 60.