Quelques jours après l’effervescence et la médiatisation, nous sommes allés rencontrer Jean-Marc Bergia, maire de Saubens, pour recueillir ses impressions.

   Que retenez-vous de cette matinée ?

Un moment d’échange républicain avec une écoute que j’ai trouvée sincère.

   Avez-vous le ressenti d’avoir créé un déclic ?

En effet, je voulais attirer l’attention de ce gouvernement sur le vécu des maires devant l’augmentation en nombre et la hausse du niveau de la violence vécue. Cela provoque d’ailleurs une réduction des candidatures et une volonté de ne plus se représenter pour de nombreux maires en exercice.

Comment s’est déroulé l’échange avec les élu-e-s présent-e-s ?

J’avais demandé un échange non politique et non partisan. J’ai été excessivement satisfait de ce moment qui a duré finalement beaucoup plus que le timing prévu. Mais ce temps de paroles partagées a été  très constructif et très franc, les débats ont été nourris et les choses ont été dites en toute franchise.

Au sujet des autorités présentes, qui y avait-il pour ce moment républicain ?

Aux côtés du ministre, il y avait madame la sous-préfète de Muret, un général de gendarmerie, la députée de la circonscription, les deux sénateurs du département et le président du conseil départemental, sans oublier les conseillers municipaux de Saubens qui avaient pu se libérer.

De plus, j’avais convié trois maires voisins : Thierry Suaud avec ses 3 casquettes (1° vice-Président du Muretain Agglo, conseiller régional et maire d’une commune de 10 000 habitants), Christian Chatonnay avec ses 2 casquettes (3° vice-Président du Muretain Agglo et maire d’une commune moyenne de 4500 habitants) et André Morère avec ses 2 casquettes (Conseiller communautaire du Muretain Agglo et maire d’une petite commune de 1200 habitants).

Quels sont les points qui ont avancé, selon vous ?

Le général de gendarmerie présent a retenu le principe que chaque maire aura un référent attitré pour faciliter les démarches et les signalements. De plus, un accompagnement psychologique avec des techniques spécifiques sera mis en place. Le statut d’Officier de Police Judiciaire sera renforcé et reconnu (Pour la petite histoire, ce statut n’apparait même pas sur la carte officielle de maire qui devrait devenir identique pour tous les maires de France).

Quelles sont les suites envisagées ?

Je voulais créer un électrochoc ! Je pense que ma lettre a été comprise et a rempli son but. Nous verrons déjà le 12 septembre, réunion à laquelle je serai, les propositions qui seront annoncées, mais j’ai bon espoir pour tous les maires, au vu de l’écoute et du niveau constructif de la rencontre.