Juan Ruiz fête ses 100 ans, toute une communauté pour l’entourer.

Jean-Yves Duclos a tenu à honorer cet homme de cœur et de convictions. Il les a défendues haut et fort toute sa vie. Comme 500 000 espagnols, en 1939, acculé par l’armée franquiste, il a fui son pays et s’est retrouvé dans un camp au Barcarès, avec le sable comme couverture pour les longues nuits froides de ce début février. La France est en guerre, il décide donc de s’engager dans la légion étrangère pour défendre ce pays de libertés. Il ira combattre les allemands aux côtés de l’armée française en Tunisie. Fait prisonnier il sera déporté en Allemagne. A la libération il sera accueilli par la communauté espagnole de Saint-Gaudens. Jean-Yves Duclos souligne qu’il ne manque aucune commémoration aux monuments ni une élection, toujours parmi les 1er électeurs.

« Toujours dynamique vous le croisez en ville faisant ses courses, avec toujours le sourire. C’est pour moi un grand honneur de vous remettre cette médaille de la ville, dans ce lieur historique qui a abrité il y a 80 ans 320 femmes, enfants et vieillards qui fuyaient leur pays. »Beaucoup d’émotion se lisait aussi sur le visage de Juan. Pour l’occasion Constantine Leconte, Joséphine Puentedura  et Maria Bernat, qui sont arrivées aux Haras en 1939 l’ont entouré. L’association Mémoria y Exilio lui a remis la reproduction de l’affiche d’époque représentant le 1er gouvernement républicain. Les conversations sont allées bon train autour du pot de l’amitié offert par la mairie. Michel et Myriam, son épouse, ses enfants de cœur, l’ont accompagné et témoigné de son sens de l’honneur, de sa loyauté.  C’est un homme d’engagement très attachant. Juan Ruiz est un homme de mémoire.