Les premières estimations des résultats des élections européennes montrent que la première place, pour la seconde fois lors d’un scrutin européen, de la liste soutenue par le Rassemblement National est une mauvaise nouvelle, au moment où il y a urgence à lutter contre la montée des populismes et des partis souverainistes au sein de l’Europe et dans le monde.
Le résultat de la liste soutenue par le parti présidentiel et le Président de la République montre la défiance de nos concitoyens vis-à-vis de l’action de l’exécutif depuis près de deux ans.
Le projet de rassemblement de la gauche et de renouvellement proposé par la liste “Envie d’Europe écologique et sociale” portée par Raphaël Glucksmann et le Parti Socialiste, malgré un résultat supérieur aux sondages et qui permet d’élire des députés européens qui porteront les valeurs de justice sociale et environnementale au Parlement européen, n’a malheureusement pas pu pleinement s’affirmer au sein d’une campagne au cours de laquelle la gauche s’est fragmentée.
L’Europe doit être une force d’équilibre, dans un monde tourmenté et incertain, notamment sur les questions environnementales, sociales et humaines.
Je regrette que la gauche ne soit pas parvenue à se rassembler pour porter d’une seule voix un projet écologique, humaniste et de justice sociale, face à la montée des populismes, véritables menaces pour l’unité de l’Union européenne.
C’est dans le rassemblement des forces de gauche et l’engagement des citoyens que nous pourrons faire triompher les valeurs d’humanisme et de progrès social.

Il est temps désormais pour le Parti Socialiste, parti dont je suis militant depuis plus de 40 ans, de poursuivre l’évolution profonde et radicale de son organisation et de son fonctionnement, afin d’être un acteur utile de cette nécessaire démarche de rassemblement.”