Une pétition lancée par les parents d’élèves du collège Bertrand Laralde circule actuellement : https://www.petitions24.net/non_a_la_suppression_de_classes_au_college_de_montrejeau?u=2666574&uv=13635786&utm_source=email.

Le président de l’association, Philippe Fernandes explique  pourquoi. « A la rentrée 2019/2020, il y aura une classe de 6e en moins dans l’établissement. Et deux autres classes sont menacées. Il ne devrait plus subsister que douze classes au lieu de quinze. Ces classes seront à 30 élèves, ce qui est inacceptable. Il faut savoir que le collège accueille des élèves dont certains parents sont défavorisés, certains parlent mal le français. Ces enfants ont besoin de plus d’attention que les autres et avec des classes surchargées, cela va être compliqué.»

Romain Daujam, proviseur apporte ses précisions. « Le rectorat a fait une projection des effectifs en se basant sur le nombre d’élèves de CM² qui doivent venir dans notre établissement. Pour la prochaine rentrée, ils seraient 88, ce qui fait trois classes. Et ce sera pareil sur les deux/trois années à venir. Auparavant, le chiffre était de 100 à 110 CM². Et pour les 3e, c’est la même chose. 91 élèves sont prévus. Si on en perd un seul, ce sera là encore des classes à 30 élèves. »

A Bertrand Laralde, il y a une classe ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire), de dix élèves. Ils seront dix-huit à la rentrée de 2019/2020. « Ces effectifs ne sont pas comptabilisés par le rectorat », assène le proviseur. « Actuellement, il y a un professeur qui s’occupe de ces jeunes. Mais le plus souvent possible, et c’est le but, ils suivent les cours dans les classes « normales ». Les professeurs ainsi que les collégiens n’auront plus le confort nécessaire pour enseigner, pour étudier. »

Il semblerait toutefois que le rectorat se méfie du collectif commingeois qui s’était mis en place l’année dernière à l’occasion des prévisions de fermetures de classes dans l’Aspétois. Dans l’immédiat, des actions vont être menées par l’association des parents d’élèves avec la mise en place de banderoles. Un rendez-vous va être demandé à Eric Miquel, maire.

« Il faut que les parents se sentent concernés et manifestent leur mécontentement », glisse Romain Daujam.