Des tabous levés sur les nés sous le secret.

 

Une pupille de l’Etat (à ne pas confondre avec une pupille de la Nation qui est un ou une orphelin (e) de guerre), est un enfant mineur, placé sous la responsabilité de l’Etat. Il peut être orphelin ou né sous le secret.

Le ciné-discussion du vendredi 4 janvier, portait sur ce thème. Il était illustré par l’excellent film de Jeanne Herry, Pupille, interprété par des acteurs convaincants, comme Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche et Elodie Bouchez.

Après la projection, Claude Le Merrer, président du conseil de famille des pupilles de l’Etat de la Haute-Garonne, ayant été lui-même pupille de l’Etat, répondait aux nombreuses questions des spectateurs sur ce sujet peu connu et quelque peu tabou. « Il y a un conseil de famille dans chaque département », confie Claude Le Merrer. « Le tuteur pour ces enfants mineurs, c’est le Préfet. Mon rôle est d’assister le préfet dans sa fonction de représentant parental de l’enfant.  Un pupille est un enfant dont plus personne n’a l’autorité parentale sur lui. Il, peut être orphelin, né sous le secret ou encore venir de parents dont la justice a retiré leurs droits parentaux. Il est pris en charge jusqu’à sa majorité ».

Le rôle de conseil de famille est d’assister le préfet dans ses missions d’accompagnement : scolarité, problématiques médicales, logement, etc. « Actuellement, il y a 40 pupilles de l’Etat en Haute-Garonne. C’est un chiffre qu’on peut qualifier de stable.  En Comminges, il y a une vingtaine d’anciens pupilles. Il faut savoir qu’auparavant, la DAS plaçait beaucoup d’enfants en Comminges.  Nous avons toujours des relations avec les anciens pupilles et des relations également interdépartementales ».

Il faut savoir que tous les pupilles ne sont pas adoptés. Pour les futurs adoptants, c’est le parcours du combattant qui peut durer des années. En Haute-Garonne, actuellement, il y a 250 dossiers en attente.