Quelle tristesse ! Quelle désolation de constater l’impensable ! Sur l’esplanade de la légion d’honneur, face aux majestueuses Pyrénées se dresse ce monument inauguré par le président de la République Vincent Auriol le 20 octobre 1951, en hommage aux trois maréchaux. Originaires de Tarbes pour Foch, Saint-Béat pour Gallieni et Rivesaltes pour Joffre ce monument célèbre l’héroïsme mais plus encore, la vaillance de ces hommes qui ont défendu leur pays, pour la liberté des Français. C’est donc  triste. Le résultat est là. On peut arguer que ce n’est que de la pierre, non !

Une œuvre d’art due au sculpteur toulousain Georges Guiraud et à l’architecte parisien Lancaigne et surtout un symbole de paix, de respect, de civisme. Les Saint-gaudinois sont venus nombreux, comme en pèlerinage constater le « massacre ». Chacun exprimant sa tristesse, sa désolation, comment un tel  acte de vandalisme a-t-il pu se produire dans le Comminges ? Josette Sarradet, maire d’Aspet est venue elle aussi. « Je ne pouvais y croire, il a fallu que je vienne m’en rendre compte par moi-même. Je me sens profondément triste et affligée par cet acte ». Yvon Nassiet, conseiller municipal, délégué aux protocoles affichait sa désolation.