Vingt élus sur vingt-trois, des têtes qu’on n’avait plus l’habitude de voir autour de la table étaient présentes lors de la séance du conseil municipal du jeudi 29 novembre. Les questions diverses revêtaient plus d’importance que l’ordre du jour.

Le point deux qui concernait la transposition imposée du modèle lyonnais en Haute-Garonne, en clair le refus de la disparition du département au profit d’une métropolisation, était adopté à l’unanimité des membres présents. C’était un vœu adopté par le Conseil Départemental. « Si cela devait arriver, ce serait 7% seulement des richesses qui iraient à 80% du territoire », indique Eric Miquel maire.

Les points six et sept ont été également adoptés à l’unanimité. Il s’agissait de l’éclairage de la future passerelle devant relier la commune à celle de Gourdan, et de l’alimentation électrique du monte personnes de la dite passerelle. Les parts communales sont respectivement de 22700€ et 8000€.

Parmi les questions diverses, des informations transmises par le maire. Tout d’abord le projet de vente d’un terrain à la SCI « Les caves à fromages du Mont Royal, du MOF Dominique Bouchait ». Terrain sur lequel un bâtiment d’une valeur de 1.200.000€ sera érigé pour la fabrication du fromage Le Montréjeau et de yaourts. Actuellement trois personnes sont à la fabrication, à terme ce sera vingt. La vente du terrain est adoptée à l’unanimité des membres présents.

Une autre information, la candidature de la commune a été retenue dans le cadre du label « station verte », ce sera pour la saison 2019.

Une charte est en cours d’élaboration entre parents d’élèves et municipalité afin de faire face aux incivilités aux abords notamment de l’école du Courraou.

L’installation des professionnels à la maison de santé suit son cours. Un peu de retard sur la partie hôtelière qui devrait entrer en fonction fin de premier trimestre.

La dernière information des questions diverses concerne le retrait des délégations aux deux adjoints que sont Pierrette Fénard et Guy Lorenzi. Les arrêtés ont été pris et transmis au contrôle de légalité. Cette décision découle du vote contre celui du maire pour la vente du chemin de la Côte Rouge. « Je ne veux pas de débat ce soir, mais il aura lieu au prochain conseil municipal. J’ai pris cette décision totalement personnelle », indique Eric Miquel. « C’est difficile de te parler lorsque nous ne sommes pas d’accord avec toi », lance Pierrette Fénard. « J’ai appris cette décision par des agents municipaux. Je n’ai pas compris que tu ne m’en aies pas parlé avant », affirme Guy Lorenzi. Les deux adjoints resteront ou pas à leur poste, ce sera de la décision de l’ensemble du conseil. Ils publient une lettre ouverte que vous pourrez trouver en annexe.

Lettre ouverte aux citoyens de Montréjeau.

Montréjeau le 30 novembre 2018

Pourquoi cette lettre ? D’une part pour vous informer, si vous ne l’êtes pas déjà, de la récente décision nous concernant prise par Eric Miquel, maire de Montréjeau et, d’autre part pour ne pas laisser libre cours aux rumeurs qui ne manqueraient pas de circuler si la lumière n’était pas faite sur la raison réelle qui a conduit notre maire à prendre cette décision.

La décision : Monsieur le maire a pris récemment deux arrêtés municipaux nous retirant nos délégations à compter du 1er décembre 2018 ; décision unilatérale qu’il n’est pas légalement tenu de motiver. Pouvoir discrétionnaire du maire, certes, mais arbitraire… ?

Les faits : Lors du conseil municipal du 27 septembre dernier, guidés par le seul intérêt de notre commune, nous avons eu l’impudence, aux yeux d’Éric Miquel, d’émettre un avis défavorable au projet de vente du chemin rural « dit de la côte rouge » ; l’examen attentif du dossier nous ayant permis de nous forger une opinion en toute objectivité.

Monsieur le maire a vu là une trahison, alors que cette discussion était un acte démocratique, le conseil municipal doit être un lieu de débat et non une chambre d’enregistrement !

S’estimant trahi, alors qu’il n’est que blessé dans son amour propre, il a décidé de nous sanctionner en balayant de manière arbitraire dix années de travail et de dévouement au service de notre commune.

Le silence autour de cette décision brutale pouvant laisser place à interrogations de votre part, voire à des suspicions de malversations ou actes délictueux, nous tenons à affirmer ici n’être coupables d’aucun acte répréhensible, nous avons toujours apporté énergie et sérieux dans l’accomplissement des missions qui nous avaient été confiées, à aucun moment  notre travail au sein de la collectivité n’a pu être critiqué.

Nous tenons également à remercier de leur sympathie nos collègues conseillers ainsi que les habitants de Montréjeau, qui, en nous soutenant, contribuent au maintien de la démocratie si souvent mise à mal.

Lettre signée par : Pierrette Fénard adjointe déléguée aux affaires sociales et à la communication et Guy Lorenzi, adjoint délégué à l’urbanisme, aux travaux et aux commissions de sécurité et d’accessibilité.