Les pouvoirs publics emploient les grands moyens

Depuis ce matin 11 heures, de gros moyens ont été déployés pour déloger les gilets jaunes du rond point d’Estancarbon à Saint Gaudens. Des dizaines de gendarmes, une cinquantaine selon un témoin, avec de nombreux véhicules dont certains blindés ont pris possession du lieu sans violence. L’ensemble du dispositif était sous la surveillance d’ un hélicoptère de la gendarmerie qui a tourné pendant plus d’une heure. Des véhicules pompiers étaient égaiement présents avec des sapeurs pour éteindre ce qui pouvait ressembler à un feu d’entretien.

De tels moyens en matériels et en hommes n’ont pu être déployés et se mettre en place sans une décision d’une autorité administrative. Le rond point n’étant pas tenu par des casseurs mais majoritairement par de paisibles retraités qui revendiquaient des droits, il semble que la justification d’une telle évacuation soit ailleurs. Est-ce la société autoroute Vinci qui a pu constater une perte de fréquentation sur son réseau local ? Est-ce la proximité de commerces comme l’hyper marché Leclerc qui se sont plaints aux autorités préfectorales ? Nul ne sait mais le résultat est là.

A moins que cela ne soit une volonté politique qui exprime un « Ca suffit maintenant »

Pourquoi un tel déploiement?

La disproportion entre le nombre de gendarmes et celui des manifestants, au demeurant pacifiques, ne peut simplement se justifier par la seule libération des voies de circulation. En effet, une fois les manifestants partis les gendarmes sont restés sur site pour empêcher aux giets jaunes de revenir. La partie du jeu du chat et de la souris ne fait que commencer visiblement !

Soit les manifestants seront remplacés jour et nuit par les forces de l’ordre, soit les paisibles retraités reprendront possession du carrefour, de leur carrefour ! Encore et encore…

Sur les réseaux sociaux, les commentaires vont bon train et parfois les gendarmes sont mis injustement en cause. Une telle opération ne se fait pas d’initiative, elle ne peut être que commandée.

Un témoin présent sur site résume bien la situation sur la page face book de nos confrères la gazette du Comminges :

« Oui j’y étais faut croire que pour déloger une poignée de gilet jaune donc pas mal de retraités il fallait au moins une cinquantaine de gendarmes plus une vingtaine de véhicules dont certains blindés et un hélicoptère de la gendarmerie nationale qui a tourné pendant plus d’une heure alors qu’il n’y avait plus aucun gilet jaune. je trouve très très dommage un tel déploiement de force pour déloger quelques gilets jaunes complètement pacifiques. il n’y en a pas autant quand il faut aller dans des endroits un peu plus chaud connu de tous mais que je ne citerai pas. en tout cas il faut espérer les gendarmes était tous bénévoles et qu’ils se sont cotisés pour payer le carburant surtout dans une ville où il n est à déplorer aucun incident »

Etait-ce la bonne méthode ou cette manière d’agir va-t-elle renforcer la détermination des manifestants ? Affaire à suivre