La place de l’animal, ici, en l’occurrence le mulet, dans le quotidien des hommes depuis l’Antiquité ne se discute pas.  Il a gagné  sa place grâce à ses qualités. Ses utilisations sont nombreuses et variées et il serait prétentieux de vouloir en faire ici une liste exhaustive. Toutefois notre regard sur cet animal fait apparaître des utilisations spécifiques et appropriées.

Dans l’histoire….

Alexandre le Grand a fait appel à des mulets pour le ravitaillement des troupes. C’est sur le dos d’une mule que Bonaparte franchit les Alpes pour se rendre en Italie… Dans l’agriculture, les transports le mulet a eu une place prépondérante mais le rythme de découverte qui a apporté tous les jours de nouvelles techniques à l’homme pourrait laisser croire que cet animal s’acheminait vers le déclin et l’oubli. Aujourd’hui, en 2018, le mulet n’a pas disparu. Il est utilisé encore dans plusieurs secteurs, notamment dans le labourage des vignobles (du côté de Perpignan)  et dans des travaux de débardage.

Au service du SIVOM.

Le SIVOM effectue depuis quelques jours des travaux d’aménagement d’un nouveau casier de stockage des déchets sur le site du Pihourc, à Lieoux. Cette opération est effectuée de façon originale en associant des actions mécaniques à la traction animale (ici les mulets Billy et Violette) pour enlever les pins sylvestre sur ce site qui présente des sols sensibles, marneux et bosselés. Franck GAULARD, technicien au Conservatoire d’espaces naturels dirigeait cette opération suivie de près par  José SANCHEZ, le vice-président du SIVOM. Pour Franck GAULARD ce travail effectué à la demande du SIVOM s’est bien déroulé grâce à de bonnes conditions météo.

Nos deux mulets ont assuré (Violette a été championne d’Europe de débardage) et le site préservé. Notre objectif, comme le précise Franck, est d’entretenir et restaurer des pelouses marneuses pour garder des espèces protégées (papillons et autres espèces végétales). L’an prochain, le lycée agricole de Saint-Gaudens sera associé à cette opération.  Pour le Conservatoire des espaces naturels on ne déroge pas aux 4 missions qui lui sont dévolues : la connaissance des plantes, des insectes…, la protection, la gestion du milieu naturel ainsi que sa valorisation. Il faut poursuivre cette protection et valorisation du site en associant les agriculteurs locaux.

Cette démonstration de débardage a démontré la proximité de l’animal d’avec l’homme qui en fait un “compagnon de labeur”, un outil vivant, sobre et solide.