Après un passage remarqué et prometteur aux derniers championnats de France de natation ( FFSA ), le Landorthais et néanmoins pensionnaire des Marsouins, Cédric Matilla  s’est une fois de plus fait remarquer aux premiers championnats d’Europe qui viennent de se dérouler à Villejuif, en région parisienne.

Engagé dans 4 courses face  aux Russes ( les plus en vue ), les polonais, croates et espagnols, Cédric a fait un parcours de champion. 4ème au pied du podium sur le 50 m papillon, 3ème au 50 m et 200 m nage libre. “La torpille” comme il a été gentiment surnommé par ses camarades de l’équipe de France, décroche une médaille d’argent au 100 m libre après avoir mené 99 m !

2 médailles de bronze, 1 médaille d’argent, la moisson estivale est belle! Sa maman Brigitte, sa première supportrice a vécu une semaine bien particulière, vibrant aux performances de son fils avec seulement 5 mn le midi et le soir pour communiquer avec son champion!

Les 8 jours qui ont précédé la compétition, passés à Vichy avec l’équipe de France ont donné à Cédric cette dose de confiance indispensable pour un tel rendez-vous. Maintenant à la lumière de ces résultats, une nouvelle vie se présente avec de nouvelles exigences. Celle qui est supposée l’amener jusqu’à Brisbane en Australie pour les championnats du monde en 2019. Pour entrer dans la cour des grands, il va falloir travailler plus et s’entraîner avec les conditions d’athlète de haut niveau. Son entraîneur William Montano l’a bien compris et a déjà demandé à aménager ses conditions de travail pour consacrer encore plus de temps à l’entraînement physique et athlétique.

Les points sensibles à travailler…

William a déjà ciblé les lacunes de son protégé. “ Cédric doit apprendre à gérer sa course, moduler ses efforts. Son 100 m nage libre en est la parfaite illustration. Il mène de bout en bout et se fait coiffer sur le fil… Une meilleure gestion de ses efforts lui auraient probablement permis d’enlever le titre… Et puis il faut continuer à améliorer son départ. Il y a du mieux. 3 départs ont été corrects sur les 4 épreuves disputées. On sait ce qu’il nous reste à faire…”

Pour Cédric qui a quitté en juin, un établissement de Tarbes, il lui faut trouver une structure locale qui lui permettra d’être sur place pour concilier activité professionnelle et sportive. Cédric n’est pas le seul  Marsouin qui peut nourrir  des ambitions au plus haut niveau. Sa camarade de club Maëly Richard peut espérer la même trajectoire. Deux jeunes étoiles qui rêvent éveillées et qui ne demandent qu’à être accompagnées dans leur quête du Graal.