L’ACVA de St-Gaudens-St-Martory (Association Cantonale de Vulgarisation Agricole) a tenu son assemblée générale dans les locaux du SIVOM, à St-Gaudens.

C’est le président Yves Salles qui a accueilli les participants avec un ordre du jour bien rempli (rapport moral ,financier, compte-rendu d’activités) propre à toute AG.  Avec également une intervention de Pierre-Yves Le Nestour de la Chambre d’agriculture de la Haute-Garonne sur le produire autrement, le modèle de l’agriculture biologique. Valérie Montano, conseillère agricole du secteur pour sa part, va présenter le compte-rendu des activités en 2017 suivi du rapport financier. Au rang des nombreuses activités, on est revenu sur la récupération des plastiques agricoles usagés en particulier sur le site de St-Médard. Pour les agriculteurs l’important est de recycler mais aussi de respecter les consignes de tri et de sélection.

A relever également leur préoccupation au niveau des dégâts occasionnés par le gibier (et les nuisibles) et la mise en place d’un groupe de travail sur le sujet. Le président Yves Salles signale que cette année le concours de bovins de boucherie (vaches grasses et veaux gras) se déroulera sur le site des Pyrénéennes. Prévu les 14 et 15 septembre, il sera coordonné par le Conseil Départemental, la Communauté Cœur et Côteaux du Comminges et la Chambre d’agriculture.

L’AG s’est aussi le moment prévu pour le renouvellement du tiers sortant du conseil d’administration composé de 15 membres.

Plusieurs intervenants…

John Palacin conseiller régional d’Occitanie (Luchonnais) représentait Carole Delga Présidente de région, excusée. Celui-ci insista sur la nécessité de la mise en place de projets alimentaires de territoire (P.A.T) où les enjeux sont divers. Où faut-il investir pour mieux manger et mieux valoriser les produits locaux et régionaux? Chacun s’est accordé sur le fait qu’il est primordial de créer ce lien indispensable entre les collectivités territoriales et les agriculteurs.

Vincent Labart proviseur du lycée agricole de St-Gaudens insista sur la formation des producteurs. Il faut des outils pour bien former les jeunes. Et il se félicite d’avoir à sa disposition les locaux qui conviennent ( bergerie, stabulation, séchage en grange) avec également un atelier de transformation de produits laitiers bio et vendus dans les structures locales. Une formation de vente en produits alimentaires agricoles existe aussi au lycée. Celui-ci a d’ailleurs invité les agriculteurs à venir visiter cet ensemble, outil performant pour la formation.

Guillaume Vougny vétérinaire à St-Gaudens a fait une courte intervention précisant sans être alarmiste qu’il notait une recrudescence de la tuberculose sur le département, rappelant au passage, les normes de vaccinations en vigueur et les obligations sanitaires à venir pour la tuberculose et la FCO (fièvre catharale ovine).

Pierre-Yves Le Nestour, conseiller en agriculture biologique signala que le marché des produits bio a quadruplé en 10 ans! L’origine française est privilégiée mais le bio a ses exigences. Il nécessite de prendre en compte un désherbage mécanique obligatoire et des outils appropriés pour les cultures (herse/étrille,houe, bineuse). Pour les productions animales, c’est un autre défi pour les éleveurs. Ici, gavage interdit. 50% des aliments donnés aux animaux doivent provenir de l’exploitation et les jeunes bêtes sont nourries au lait maternel.

Concernant la gestion sanitaire la priorité, c’est la prévention des maladies. On soigne avec des médicaments allopathiques de synthèse ou des antibiotiques en curatif, en nombre limité. C’est dans le respect de ces règles que l’agriculture bio a sa raison d’être. Depuis 2015, des aides à la conversion bio sont consenties aux agriculteurs sous réserve qu’ils s’engagent à respecter ces engagements sur 5 ans.

Le métier d’agriculteur on le voit, n’est pas facile, on s’en doutait mais il suffit d’écouter leurs préoccupations pour comprendre qu’au delà des conditions de travail, pour la plupart , ce n’est pas un métier mais une vocation…