La salle des fêtes de Blajan affichait complet ce dimanche 11 février.

Plus de 200 convives se pressaient pour un repas de fête autour du cochon.

A midi ils étaient déjà bien nombreux et il en venait encore de Blajan, certes, mais aussi de Boulogne, et de tous les villages environnants. L’apéritif était l’occasion des retrouvailles et la mise en place des assiettes et couverts que chacun avait amenés. Le Président du comité des fêtes, François Rubio, donnait le top départ de l’apéritif alors qu’à l’extérieur, il tombait encore quelques gouttes pour accueillir les derniers convives. Le son commençait à s’amplifier, les conversations s’animaient.

Vint ensuite le moment de passer à table, après que les derniers eurent réglé leur ticket. Le son grimpait encore dans les décibels. Ce n’étaient que sourires, bonnes blagues et les conversations que l’on pouvait entendre portaient toutes sur les affaires du voisinage, de la famille et des activités locales. On entendait peu de politique, peu de culture autre que celles qui parlaient de triticale ou de maïs. Une ambiance très bon enfant. Si, au niveau national on parlait surtout du match de rugby que, malgré le cochon, certains ne pouvaient pas rater.

On était heureux de passer ce moment ensemble.

Apéritif, charcuterie, fricassée, grillades, furent avalés sans voir le temps passer tant on était heureux de passer ce moment ensemble. Vint le dessert, hmmm ! Quelle bonne tarte aux pommes. C’était aussi le moment de débuter le spectacle. Une voix se fit entendre au micro. Les conversations firent une pause. Malheureusement pour l’artiste, elles reprirent rapidement de plus belle, elle n’a pas su captiver leur attention. Son humour était trop distant de leurs préoccupations.

Comme beaucoup à ce moment là je pris la liberté de m’éclipser. Le ventre plein, les oreilles aussi, mais que de bonnes choses les deux étaient emplis. Ça fait plaisir de passer un moment ainsi tranquille, à manger, boire et discuter en toute liberté. Que des histoires de chiens, de poules, de cochons, un peu de chasse, un peu de travail, quelques toitures ou chemins à refaire, du rugby, des commerces qui ouvrent ou qui ferment, un boulanger accidenté etc… rien qui intéresse les journalistes parisiens mais qui ici occupe tout une vie. Un vrai moment de bonheur.