Il est environ 4 heures du matin ce mardi 10 octobre quand la famille Martin est réveillée en sursaut. Atterré, révolté, ce couple d’octogénaires sort de son domicile situé avenue de Saint Julien. Les secours ont déjà été prévenus par les voisins. Les gyrophares bleus, aveuglants, tournent sans cesse, ajoutant de la dramaturge à l’événement. Dans les phares des voitures de pompiers, ils aperçoivent des flammes. Le petit hangar qui contenait la réserve de bois n’existe déjà plus. Cette brusque sensation que les choses ne s’arrêteront donc jamais et ce sentiment de profond d’écoeurement qui se mélange à une peur viscérale. Georges n’en peut plus et son épouse est en état de sidération, incapable de bouger ou de réagir. A quand la maison ?

Pour la énième fois en quelques années, Georges et son épouse sont victimes d’un incendie.  Ils se sont tous avérés criminels à l’issue des différentes enquêtes menées par la communauté de brigades de gendarmerie du Volvestre, assistée d’experts qualifiés. A chaque fois le même dilemme pour les enquêteurs : Au delà des évidences des soupçons qui portent inévitablement sur un coupable désigné, la nécessité d’apporter la preuve. Une nécessité absolue dans un état de Droit. Ce sera le cas pour l’un des nombreux incendies dont a été victime le couple Martin. Confondu par une trace ADN retrouvée sur un retardateur, un suspect sera condamné par la Justice à 3 mois de prison avec sursis.

A-t-il recommencé en tant que pyromane malade incapable de résister à des pulsions ou bien est-ce quelqu’un d’autre qui se sert de la situation pour brouiller les pistes ? C’est tout l’enjeu de la nouvelle enquête qu’a ouvert la gendarmerie du Volvestre. Aucune information n’a filtré à ce jour.

Georges et son épouse sont figés par la peur malgré l’immense soutien de leurs proches. Ils vivent dans un état d’insécurité permanente alors qu’à leur âge on n’aspire qu’à la quiétude du moment.

Un autre incendie dans la nuit suivante.

La nuit qui a suivi les faits, un autre incendie, vraisemblablement également d’origine criminelle également, s’est déclaré dans le plus proche voisinage de la famille Martin. Un véhicule a été entièrement détruit par le feu dans la cour intérieure d’un domicile. Les deux faits sont-ils liés ? Sont-ils l’oeuvre d’une seule et même personne ? L’enquête s’annonce difficile…