A Salles sur Garonne, les fêtes ne sont pas comme ailleurs. Ici nous sommes dans la zénitude et l’immédiateté du moment est restée à l’entrée d’agglomération. On laisse le temps au temps. La place centrale du village a été décorée d’une manière originale. Une forme de voute de chapiteau dressée avec de la ru-balise est du plus effet. Ici ou là avec des cartons et bouts de ficelles on a confectionné des décors qui attirent sympathie et empathie. Des drapeaux multicolores en forme de triangle rappelle le bouddhisme tibétain. Un singularité qui fait envie.

Dimanche soir, il y avait le repas traditionnel. Pas de musique forte, banda ou autre orchestre moderne qui vous emporte les oreilles. Là nous avons une guitare sèche et une brillante démonstration de bilboquet par un saltimbanque sorti de je ne sais où. On peut se parler, s’écouter, se sourire et on arrive à s’entendre. On rigole avec la table d’à côté et le tout fonctionne si bien.

Juste avant le dessert, ce sont deux artistes de cirque de la compagnie Cirkomcha qui sont venus mettre le feu. A l’aide de cerceaux et autres accessoires les plus divers, elle ont jonglé avec les flammes de l’Espoir dans une nuit noire qui s’illuminait de mille éclats. Un beau spectacle tout en finesse et poésie.

Après le dessert, un feu d’artifice a émerveillé le public présent. Que tout ceci est agréable et reposant.