Dès que les beaux jours arrivent, nos anciens oublient les vicissitudes de l’hiver et du froid qui les contraignent à rester au coin du feu. Des picotements dans les jambes et dans les cœurs les invitent au voyage. Alors, place aux sorties mensuelles qui vont les transporter dans l’Heureux et dans le Beau.

Contrairement au mois d’avril, « au mois de mai fait ce qu’il te plait ». C’est donc avec grand bonheur que les adhérents de l’amicale des ainés du Volvestre se sont rendus à Sète, patrie de Georges Brassens. Leur guide, qui ne s ‘appelait pas Nathalie, les attendait non pas à la porte du garage comme auraient pu le penser certains mais sur le quai de la gare. Quel drôle d’endroit pour monter dans un bus.

A 11 heures, nos moussaillons d’un jour ont embarqué sur un bateau promenade. Ah… les embruns et cette mer que l’on voit danser le long des golfes clairs! Il paraît, même si cela est peu connu, qu’elle a des reflets d’argent comme les cheveux de nos ainés au cœur chantant.

C’est la découverte de l’étang de Thau et de l’élevage de coquillages. Que du bonheur ! Toutefois, il ne saurait être à son apologie sans le fameux repas du midi. Nos ainés aiment avoir certes le cœur chantant mais aussi un estomac rempli, cela est encore beaucoup mieux voire primordial !

Le déjeuner a donc lieu dans un mas conchylicole. Quel drôle de nom pour décrire un élevage des mollusques conchifères. Maïté, responsable des relations avec la presse nous dira : « Dans un décor idyllique sur la terrasse face à l’étang de Thau, nous admirons les dégradés de ce bleu azur en savourant une délicieuse sangria accompagnée de moules chaudes et, dans une belle salle fraîche, coquillages et moules farcies arrosés de rosé et vin blanc du terroir nous ont été servies. Du pur bonheur ». C’est bien ce que l’on disait, ils ont bien mangé et bien bu nos valeureux moussaillons. Pas d’inquiétude, ils ne pilotaient pas le bateau au retour !

Après un tel repas, le guide dont on ne connait pas le prénom mais dont on sait que ce n’est pas Nathalie a proposé la visite de la ville. Une forte agréable digestion avec une étape au Mont Clair pour apprécier le panorama de la grande bleue.

Je ne sais pas si le dire est une bonne chose tant Épicure sait ne pas se montrer raisonnable. Ne le dites à personne mais, sur le chemin du retour, ils ont fait une halte pour une dégustation de muscat dans une cave. Et oui ! Avec quelques difficultés dues bien sûr à une journée harassante, ils sont remontés dans le bus. Maïté concluera : «Enfin nous remontons dans le bus, fatigués mais ravis et comblés par cette belle journée mais aussi bien repus » Si elle le dit….