Les belles et traditionnelles fêtes du Papogay avaient pris leur envol avec un prélude haut de gamme. Les quinze jours suivants se sont enchainés telle une partition bien réglée !

Le montage du mât et le repas des archers sont passés entre les gouttes permettant ainsi que ce “fameux 3 mâts fin comme un oiseau” s’enfonce dans le ciel de Rieux-Volvestre. Trois Papogay aux couleurs uniformes cette année, perchés respectivement à 10, 18 et 45 mètres du sol pour les petits, les moyens et les grands.

Vendredi, la sérénade de Jérémie Cazenove, roi des petits 2016 et celle de Pierre Adouin, roi des moyens 2016 ont parfaitement montré la philosophie de cette étape de la tradition ! Le roi du Papogay Nicolas Fauré et maréchal des logis (suite à ses 2 mandats royaux), adepte des grands discours est resté admiratif de la poésie du Président Jérôme Fréchou. Pour ces 3 rendez-vous les honneurs et la fidélité avaient trouvé leur place !

Le samedi

Le samedi matin les 17 moyens et les 106 adultes rebandaient leurs arcs pour la première fois de l’année. Jean Baptiste Pozza afficha, dès le départ, un score de 45 points avec 8 flèches, le mettant en position de connétable. Denis Lapene avec 40 points le suivait dans le rôle d’huissier. Pour les moyens, c’est Andréas Soucasse (32 pts) et Anthony Banteur (29 pts) qui s’exemptaient de marcher pour 2018. L’après-midi sous une météo respectable, le regard des archers pointait le ciel et plus particulièrement le titre qui planait au-dessus de leurs têtes. Seulement deux volées, pour des petitous en forme, pour que Clément Ruggiero prenne le titre aux 46 prétendants au trône. Pour les 19 moyens présents, c’est Benjamin Estève qui décida du sort de ce drôle d’oiseau. Les 4-12 ans ne comptaient pas en rester là, ils devaient eux aussi définir leur connétable et huissier 2017. C’est Paul Courtoux (24 pts) et Mathis Pagniez (20 pts) qui se sont imposés en maître de la cible.

Vers 23h, le temps pour Serge, Bernard et Roger d’enfourcher leurs déambulateurs et le top départ d’un magnifique feu d’artifice était donné. Malgré la marée humaine présente autour du stade, Toulouse Artifice Création et son équipe de professionnels ont inondé d’étoiles les yeux des spectateurs les laissant bouche baie, limite le filet au coin des lèvres. Un magnifique spectacle entre le ciel et le mât qui restera très longtemps graver dans le ciel de Rius. Les deux soirées du vendredi et du samedi se sont clôturées par un bal disco.

Le dimanche

Rieux a repris vie dimanche matin, au son de la cathédrale Sainte Marie, pour une magnifique messe en présence de la talentueuse chorale et de l’irremplaçable Père Jean Duclos. Chants et respect de la tradition faisaient accord avec la religion sul le bord de l’Arizo… les cérémonies officielles ont accueilli au sein de la compagnie 4 archers confirmés suite à leurs deux années de stagiaires, 4 moyens en âge de rivaliser avec leurs aînés et 2 nouveaux archers : Fabrice Arcas et Laurent Abadie qui avaient fait acte de candidature lors de la dernière assemblée générale. Didier Hizette, après 37 ans sur “radio Papogay”, à tenir en haleine le public fidèle, a été intronisé à l’ordre des grands arbalétriers de la compagnie des archers du Papogay. Comme dirait notre Papé, Jean Louis Loze : “personne ne le voit mais tout le monde l’entend” ou l’inverse… bref des larmes en échange d’un grand travail rendu ! Le conservatoire Occitan et le groupe folklorique des Arquièrots animaient cette cérémonie.

15h, deux bombes retentissent dans un beau ciel bleu ensoleillé, le défilé peut prendre la direction du stade. Le public fidèle, les touristes d’un jour ou de toujours et les Rivois ont répondu en masse. Les chars, les costumes, le centre équestre, les différents groupes, les arquièrots, les rois, les “officiels” et les 143 archers ont encore une fois offert un défilé royal digne de ce nom. Le Papogay, surement encore crispé du feu d’artifice de la veille, a tenu bon cette année ! 15 volées, environ 400 impacts, les Montanha Negra, à bout de souffle, étaient sous bronchodilatateurs ! Ce diable de piaf avait pourtant fait un clin d’œil à Eric Mascaras, mit un coup de pied à Jérôme Déjean et testé le corps en titane du papé mais vers 19h30, la chute ! c’est Serge Marmier qu’il voulait couronner ! Surement soucieux de finir sur le grill…

Le personnel de l’office du tourisme très lié à la compagnie et donc à la tradition a ouvert ses portes le temps de poser les flèches du palmarès 2017 au musée du Papogay. La soirée de clôture riche en chansons, rires et en convivialité s’est terminée par une soupe à l’oignon très touristique cette année… (Les vidéos des fêtes sur la page officielle Facebook du Papogay…)

Adishatz monde e la companhia, siatz los de qui cau ! e Viva le Reï !!!!!!!

 

(avec la complicité du talentueux secrétaire de la Cie,  Frantz Milhorat)